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Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem est décédé ce lundi matin, annonce l’Agence d’Information Syrienne (SANA).

Né en 1941, Walid Moallem avait débuté sa carrière diplomatique en 1964, devenant en 1975 ambassadeur de Syrie en Roumanie avant d’être rappelé en Syrie. Il deviendra successivement directeur de la direction de l’authentification et de la traduction au ministère des AE du 1980 jusqu’en 1984 et ensuite comme directeur des bureaux spéciaux du 1984 jusqu’en 1990.

Walid Mouallem sera par la suite nommé ambassadeur de Syrie aux Etats-Unis de 1990 à 1999.

De part cette fonction, il avait notamment été impliqué dans les pourparlers de paix israélo-arabes, lors du processus de Madrid.

Dès 2005, il a été nommé vice-ministre des Affaires étrangères et en charge du dossier libanais, à l’heure où les relations entre les 2 pays s’étaient fortement dégradées suite à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

Walid Moallem sera nommé ministre des Affaires Etrangères en 2006, un poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. Il sera également nommé vice-président du Conseil des ministres, et ministre des AE et des Expatriés depuis l’an 2012.

Ces dernières années, Walid Moallem sera en charge de défendre le régime syrien fortement critiqué par une partie de la communauté internationale en raison de son rôle dans la guerre civile que traverse ce pays. Il avait ainsi attribué le déclenchement de la guerre civile syrienne à un « complot international à l’encontre de son pays qui avait alors répondu en s’approchant à la fois de la Russie et de l’Iran.

Il avait alors été accusé par les États-Unis qui l’accusent d’essayer de » masquer les actes horribles du régime ». Washington avait alors décidé de le sanctionner.

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