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Le sarcophage d’Eshmunazor II au Louvre : le roi de Sidon qui avait interdit qu’on le déplace

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Découvert à Saïda en 1855, le sarcophage du roi phénicien Eshmunazor II est aujourd’hui conservé au Louvre. Son inscription raconte une dynastie, des temples, une puissance sidonienne sous domination perse, mais aussi une malédiction lancée contre ceux qui troubleraient son repos.

Sarcophage d’Eshmunazor II, roi de Sidon, conservé au Louvre
Sarcophage d’Eshmunazor II, roi de Sidon, découvert à Saïda en 1855 et conservé au Louvre. Crédit photo : Onceinawhile / Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 4.0 — Photo non modifiée.

Il y a des objets qui traversent les siècles comme des œuvres d’art. Et il y en a d’autres qui ressemblent à des dépositions. Le sarcophage d’Eshmunazor II appartient à cette seconde catégorie. Il n’est pas seulement beau, rare ou ancien. Il parle. Il parle dans la langue des Phéniciens. Il donne un nom, une dynastie, une ville, des dieux, un territoire, une peur et une menace. Il raconte Sidon à l’époque perse. Il raconte aussi, malgré lui, l’histoire d’un patrimoine libanais déplacé loin de son lieu d’origine.

Découvert à Saïda en 1855, dans la nécropole de Magharat Tabloun, l’ancien territoire funéraire de Sidon, ce sarcophage anthropoïde de facture égyptienne est aujourd’hui conservé au Louvre, dans le département des Antiquités orientales. Il porte le numéro d’inventaire AO 4806. Sa datation est placée par le Louvre entre la fin du VIe et le début du Ve siècle avant notre ère, dans le contexte achéménide, c’est-à-dire celui de l’Empire perse qui dominait alors la région.

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L’objet est impressionnant. Il mesure plus de deux mètres cinquante de haut. Il est taillé dans une pierre sombre, décrite par le Louvre comme du basalte, plus précisément une amphibolite noire venue des carrières de la vallée de Hammamat en Égypte. La forme du sarcophage est égyptienne : visage idéalisé, perruque tripartite, fausse barbe, collier ousekh orné de têtes de faucon. À première vue, on croirait presque un sarcophage de dignitaire égyptien. Mais l’inscription gravée sur le couvercle change tout. Elle est en phénicien. Et elle identifie clairement le défunt : Eshmunazor II, roi des Sidoniens.

Un roi de Sidon, pas un pharaon

L’une des premières surprises de ce sarcophage est précisément ce mélange. L’apparence est égyptienne, mais le mort est phénicien. Ce n’est pas un pharaon. Ce n’est pas un prince du Nil. C’est un roi de Sidon, l’une des grandes cités phéniciennes de la côte libanaise. Cette combinaison dit beaucoup de la Méditerranée orientale ancienne. Les élites sidoniennes ne vivaient pas dans un monde fermé. Elles commerçaient, naviguaient, combattaient, empruntaient des formes artistiques et les adaptaient à leur propre usage.

Eshmunazor II appartient à une dynastie royale sidonienne dont l’inscription donne plusieurs éléments. Il se présente comme fils de Tabnit, lui-même roi des Sidoniens, et petit-fils d’un autre Eshmunazor, également roi de Sidon. Sa mère est Amoashtart, reine et prêtresse d’Astarté. Ce détail est fondamental. L’inscription ne parle pas seulement d’un roi isolé. Elle met en scène une maison royale, une légitimité dynastique et une autorité religieuse.

Le nom même d’Eshmunazor est théophore, c’est-à-dire qu’il contient le nom d’une divinité. Il renvoie à Eshmoun, grand dieu guérisseur de Sidon. Dans l’univers phénicien, le pouvoir royal n’est pas séparé du religieux. Un roi n’est pas seulement un administrateur ou un chef militaire. Il est aussi celui qui construit des temples, sert les dieux, garantit la faveur divine et inscrit son règne dans l’ordre sacré de la cité.

La figure d’Amoashtart, sa mère, est presque aussi importante que celle du roi lui-même. L’inscription la présente comme prêtresse d’Astarté, reine et fille de roi. Elle n’est pas reléguée au second plan. Elle apparaît comme cofondatrice des sanctuaires mentionnés dans le texte. L’expression employée par l’inscription, selon la traduction publiée dans la notice du Louvre, insiste sur un “nous” royal : Eshmunazor et sa mère revendiquent ensemble la construction de plusieurs temples.

Ce qu’Eshmunazor II a fait : temples, dieux et prestige royal

La question essentielle est donc : qu’a fait Eshmunazor II ? On pourrait répondre rapidement : il a régné sur Sidon. Mais l’inscription permet d’aller plus loin. Elle donne les actions par lesquelles le roi voulait être retenu dans la mémoire de sa cité.

D’abord, il a construit, avec sa mère Amoashtart, des temples pour les dieux de Sidon. Le texte mentionne Astarté, grande divinité féminine du monde phénicien, mais aussi Eshmoun, dieu majeur de Sidon, et Baal de Sidon. Il évoque également un sanctuaire d’Eshmoun près d’une source, dans la montagne. Ce point est important, car le culte d’Eshmoun est profondément lié à la région sidonienne et à ses paysages sacrés, entre côte, vallées, sources et sanctuaires.

Ces constructions n’étaient pas de simples gestes de piété privée. Dans les royaumes antiques, bâtir un temple était un acte politique. Cela signifiait disposer de ressources, mobiliser de la main-d’œuvre, organiser le territoire, se placer sous la protection divine et montrer à la population que le roi garantissait l’équilibre entre la cité et ses dieux. Eshmunazor II ne se présente donc pas comme un souverain guerrier au sens classique. Il se présente d’abord comme un roi bâtisseur et religieux.

Ensuite, l’inscription affirme que le “Seigneur des rois” lui a accordé Dor et Yapho, c’est-à-dire Dor et Jaffa, ainsi que de riches terres à blé dans la plaine de Sharon. Le “Seigneur des rois” désigne très probablement le grand roi achéménide, autrement dit le souverain perse. Cela replace Sidon dans son contexte impérial. La cité est puissante, mais elle n’est pas indépendante au sens moderne. Elle est intégrée à l’Empire perse, dont les rois phéniciens sont des vassaux, des alliés ou des relais locaux.

Cette concession territoriale est l’un des passages les plus politiques de l’inscription. Elle signifie que Sidon avait rendu des services suffisamment importants pour recevoir des territoires supplémentaires. Plusieurs historiens associent ce passage au contexte des campagnes perses, notamment vers l’Égypte, où les cités phéniciennes, puissances navales de premier plan, pouvaient jouer un rôle décisif. La flotte était l’un des atouts majeurs des cités phéniciennes. Sidon, avec Tyr et les autres ports du Levant, comptait dans l’équilibre militaire de l’Empire.

Autrement dit, Eshmunazor II n’était pas seulement le jeune mort d’un beau sarcophage. Il était le représentant d’une Sidon active, religieuse, riche et insérée dans la géopolitique de son temps. Son règne, ou du moins la mémoire que l’inscription veut en conserver, associe trois éléments : la dynastie, le temple et le territoire.

Un roi mort trop tôt

L’inscription donne aussi une note plus intime, presque tragique. Eshmunazor II dit avoir été arraché “avant son temps”. Il se présente comme orphelin, fils d’une veuve, homme aux “jours réduits”. Cette formule ne doit pas être lue comme une simple décoration littéraire. Elle construit l’image d’un roi mort prématurément, privé d’une vie longue, et soucieux que son repos soit respecté.

Certains travaux modernes présentent Eshmunazor II comme un roi mort très jeune. La notice du Louvre, elle, retient surtout ce que dit l’inscription : la mort avant le temps, la brièveté des jours, la vulnérabilité du défunt. Le sarcophage devient alors un objet double. Il est royal par son apparence, ses titres et son inscription. Mais il est aussi profondément humain. Derrière le roi des Sidoniens, il y a un mort qui demande qu’on le laisse en paix.

Cette demande est répétée avec insistance. Le texte prévient celui qui voudrait ouvrir la tombe, chercher un trésor, déplacer le sarcophage ou transporter le corps ailleurs. Il affirme qu’il n’y a ni argent, ni or, ni objet précieux à prendre. Il menace les profanateurs de ne pas avoir de repos parmi les morts, de ne pas être enterrés, de ne pas avoir de descendance. La malédiction vise le roi comme le simple particulier. Personne n’est au-dessus de l’interdit.

C’est là que l’histoire devient presque ironique. Le sarcophage qui interdit qu’on l’enlève de son lieu de repos a précisément été enlevé. Le texte qui demande qu’on ne transporte pas le défunt ailleurs est aujourd’hui visible à Paris. Aucun romancier n’aurait osé écrire une scène aussi directe. Le roi de Sidon avait gravé son refus du déplacement. Vingt-cinq siècles plus tard, c’est ce déplacement qui a fait de son sarcophage une pièce célèbre du Louvre.

La découverte de 1855 : Sidon, consuls et antiquaires

Le sarcophage est découvert en 1855 à Saïda, dans la nécropole de Magharat Tabloun. À cette époque, le Liban moderne n’existe pas encore. Sidon est dans l’Empire ottoman. Les puissances européennes sont très présentes dans la région à travers leurs consulats, leurs agents, leurs missions savantes, leurs marchands et leurs collectionneurs. Les antiquités du Levant attirent un intérêt croissant. Elles sont recherchées pour leur valeur scientifique, mais aussi pour leur prestige muséal.

La notice du Louvre mentionne Aimé Péretié, Alphonse-Matthieu Durighello et le duc de Luynes dans l’histoire moderne de l’objet. Péretié est lié au consulat français de Beyrouth. Durighello appartient à ces figures d’intermédiaires et d’antiquaires qui jouent un rôle majeur dans la circulation des objets. Le duc de Luynes, aristocrate et savant français, est celui qui donne finalement le sarcophage au Louvre en 1855.

Ce parcours n’est pas un détail administratif. Il montre comment les objets libanais ont souvent quitté leur territoire par des réseaux qui mêlaient diplomatie, archéologie, commerce, ambition scientifique et prestige national. Il ne s’agit pas ici d’une fouille moderne conduite par un État libanais souverain. Il s’agit d’un moment ottoman, dominé par des circuits européens de collecte et d’acquisition.

Le sarcophage entre au Louvre très rapidement après sa découverte. La France comprend immédiatement l’importance de la pièce. L’inscription phénicienne est exceptionnelle. Elle offre un texte long, historique, religieux et politique. Elle permet d’étudier la langue phénicienne, la titulature royale, les cultes de Sidon, les relations avec l’Empire perse et la topographie sacrée de la ville.

Une inscription capitale pour l’histoire phénicienne

La valeur du sarcophage tient autant à son inscription qu’à sa forme. Le Louvre souligne que le couvercle porte la plus longue inscription phénicienne connue de l’époque perse. Elle est gravée en alphabet phénicien linéaire. Elle ne se contente pas de nommer le mort. Elle raconte sa filiation, ses constructions religieuses, ses territoires et sa volonté d’interdire toute profanation.

Pour les savants du XIXe siècle, une telle inscription était une découverte majeure. Le phénicien était connu par des inscriptions dispersées, souvent courtes, mais un texte de cette ampleur, découvert en Phénicie même, avait une valeur considérable. Il permettait de comparer le phénicien avec d’autres langues sémitiques, notamment l’hébreu. Il alimentait aussi l’intérêt européen pour la Phénicie, cet espace longtemps évoqué par les textes grecs, bibliques ou antiques, mais encore peu exploré par l’archéologie systématique.

Ce n’est pas un hasard si la découverte du sarcophage d’Eshmunazor II contribue à renforcer l’intérêt pour les missions archéologiques en Phénicie. Quelques années plus tard, Ernest Renan mènera sa Mission de Phénicie, entre 1860 et 1861, dans un contexte où la France veut documenter, comprendre, mais aussi inscrire dans ses collections et ses publications une partie de l’histoire du Levant.

Le sarcophage est donc à la fois une source antique et un déclencheur moderne. Antique, parce qu’il parle du royaume de Sidon. Moderne, parce que sa découverte accélère la construction d’un regard européen sur la Phénicie. C’est cette double histoire qui le rend si important.

Sidon sous les Perses : une puissance locale dans un empire mondial

Pour comprendre Eshmunazor II, il faut sortir d’une vision trop étroite. Sidon n’est pas une petite cité isolée. Au VIe et au Ve siècle avant notre ère, elle appartient à un réseau méditerranéen et impérial. Les Perses achéménides dominent un immense territoire, de l’Iran à l’Anatolie, de la Mésopotamie à l’Égypte selon les périodes. Dans cet empire, les cités phéniciennes ont une fonction stratégique : elles fournissent des navires, des marins, des savoir-faire portuaires et commerciaux.

La mention de Dor et de Jaffa dans l’inscription est donc essentielle. Elle montre que la puissance sidonienne pouvait dépasser les limites immédiates de la ville. Sidon reçoit, ou affirme avoir reçu, des terres situées plus au sud, dans la plaine de Sharon. Ce n’est pas seulement une phrase de prestige. C’est une déclaration territoriale. Elle présente Sidon comme bénéficiaire d’une récompense impériale, intégrée à la politique du grand roi perse.

Ce passage éclaire aussi la concurrence entre les cités phéniciennes. Tyr, Sidon, Byblos et les autres cités n’étaient pas une nation unifiée au sens moderne. Elles partageaient une langue, des cultes, des formes culturelles, des réseaux commerciaux, mais elles restaient des cités politiques distinctes, souvent rivales. Dire qu’Eshmunazor agrandit le territoire des Sidoniens, c’est affirmer le prestige d’une cité face aux autres.

Le paradoxe patrimonial

Aujourd’hui, le sarcophage d’Eshmunazor II est visible au Louvre. Pour le visiteur, il est une pièce magnifique des Antiquités orientales. Pour Sidon, il est autre chose : un morceau de souveraineté ancienne, un texte fondateur, une voix royale extraite de la terre libanaise.

Faut-il le présenter comme un objet volé ? La réponse doit être précise. Le sarcophage quitte Sidon en 1855, dans un contexte ottoman, avant la création du Liban moderne. Il entre au Louvre par don du duc de Luynes, selon la notice officielle du musée. Juridiquement, le dossier n’est donc pas celui d’un pillage contemporain clandestin. Mais historiquement, il reste le produit d’un déséquilibre : un objet majeur découvert au Liban actuel est transféré vers une capitale européenne, à une époque où les populations locales n’ont ni État national, ni musée national, ni capacité réelle de décision patrimoniale.

C’est là que se situe le vrai débat. La question n’est pas seulement de savoir si un papier d’acquisition existe. La question est de savoir comment raconter honnêtement le parcours de l’objet. Le Louvre doit-il conserver ce sarcophage ? Le Liban doit-il en demander le retour ? Faut-il imaginer des prêts longs, des expositions à Saïda ou à Beyrouth, des copies en haute définition, une coopération scientifique renforcée ? Ces questions ne se règlent pas par slogan. Mais elles ne peuvent plus être évitées.

Le minimum serait déjà que son origine sidonienne soit toujours mise au premier plan. Le sarcophage d’Eshmunazor II n’est pas simplement un objet “oriental”. Il est un objet sidonien. Il appartient à l’histoire de l’actuel Liban, même s’il a été produit dans un monde antérieur à l’État libanais moderne. Il raconte une cité, une dynastie, une religion, une politique et une mémoire locale.

La malédiction n’a pas empêché le voyage

L’anecdote la plus forte demeure celle de la malédiction. Eshmunazor II avait fait graver une défense claire : ne pas ouvrir, ne pas fouiller, ne pas déplacer, ne pas transporter son corps ailleurs. Il affirmait même qu’il n’y avait rien à prendre. Ce détail est bouleversant. Le roi savait que les tombes étaient menacées. Il savait que les morts royaux attiraient les convoitises. Il cherchait donc à protéger son repos par les mots, par les dieux, par la peur de la malédiction.

Mais les mots n’ont pas suffi. Le sarcophage a été extrait, transporté, étudié, exposé. La malédiction n’a pas arrêté les hommes du XIXe siècle. Au contraire, elle a contribué à la célébrité de l’objet. Plus le texte interdisait le déplacement, plus son déplacement devenait frappant pour les générations suivantes.

Dans cette contradiction se trouve toute la puissance de l’objet. Le sarcophage d’Eshmunazor II n’est pas seulement un témoin de la mort d’un roi. Il est le témoin d’une seconde histoire : celle de l’appropriation savante, muséale et politique des antiquités du Levant. Il raconte Sidon au Ve siècle avant notre ère. Il raconte aussi l’Europe du XIXe siècle.

Un roi, une ville, une mémoire déplacée

Ce premier épisode de la série sur les objets libanais conservés dans les musées du monde commence donc par une pièce presque parfaite, au sens narratif du terme. Il y a un roi. Il y a une mère puissante. Il y a des dieux. Il y a des temples. Il y a une cité phénicienne sous domination perse. Il y a une inscription exceptionnelle. Il y a une malédiction. Il y a une découverte à Saïda. Il y a un transfert vers Paris. Et il y a, derrière tout cela, une question toujours ouverte : que faire des objets qui racontent l’histoire d’un pays, mais qui ne se trouvent plus dans ce pays ?

Eshmunazor II n’a probablement pas eu le règne long auquel il pouvait prétendre. L’inscription elle-même insiste sur une vie interrompue. Mais son nom a survécu mieux que celui de beaucoup de souverains plus puissants. Il a survécu parce qu’il a été gravé dans la pierre. Il a survécu parce que son sarcophage a été découvert. Il a survécu aussi parce que ce sarcophage a été déplacé jusqu’au Louvre.

Il y a là un paradoxe difficile à accepter. Sans ce déplacement, l’objet aurait peut-être connu un autre destin, peut-être l’oubli, peut-être la destruction, peut-être une conservation locale. Avec ce déplacement, il est devenu mondialement connu, mais au prix d’un arrachement. C’est précisément cette tension qu’il faut raconter sans édulcorer. Le patrimoine libanais conservé à l’étranger n’est pas seulement une affaire de vitrines. C’est une affaire de mémoire, de pouvoir et de récit.

À Saïda, le roi avait demandé qu’on le laisse dans son repos. À Paris, il continue malgré tout de parler. Et ce qu’il dit est plus actuel qu’il n’y paraît : les morts aussi peuvent rappeler aux vivants que les pierres ont une patrie.


Repères

  • Objet : sarcophage d’Eshmunazor II, roi de Sidon.
  • Lieu de découverte : Saïda, nécropole de Magharat Tabloun, ancienne Sidon.
  • Date de découverte : 1855.
  • Datation : période achéménide, fin VIe-début Ve siècle avant notre ère.
  • Matériau : basalte / amphibolite noire d’origine égyptienne.
  • Langue de l’inscription : phénicien.
  • Musée actuel : Musée du Louvre, département des Antiquités orientales, aile Sully, salle 311.
  • Numéro d’inventaire : AO 4806.
  • Mode d’acquisition indiqué par le Louvre : don, 1855.

Sources

  • Musée du Louvre, notice officielle du sarcophage d’Eshmunazor, AO 4806.
  • Wikimedia Commons, photographie du sarcophage d’Eshmunazor II par Onceinawhile, licence CC BY-SA 4.0.
  • Travaux de référence signalés par le Louvre : Hélène Le Meaux et Françoise Briquel-Chatonnet, Le sarcophage d’Eshmunazor, coédition Musée du Louvre / El Viso, 2019.

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