Plusieurs centaines de commerçants, qui se sont rassemblés ce mercredi au centre-ville de Beyrouth contre la crise économique que traverse actuellement le Liban, ont appelé à la grève fiscale, estimant nécessaire de payer d’abord leurs employés.

Cette annonce intervient alors que plusieurs vagues de licenciements ont été annoncées ces derniers mois. Aussi, le secteur commercial fait actuellement face à une importante pénurie de liquidité qui empêche l’importation de marchandises ou encore de matériaux de première nécessité.

Ces derniers indiquent également que de nombreux commerces ont fait l’objet de pénalités fiscales après avoir été dans l’incapacité de régler leurs taxes en raison de l’aggravation de la situation économique.

Ils dénoncent également le fait qu’une grande partie des taxes qui sont ainsi recueillies vont “dans les poches de certains bénéficiaires pour financer le gaspillage et la corruption du secteur public”. Aussi, à cela s’ajoute le contrôle des capitaux imposé par les banques qui étranglent les commerces et les entreprises libanaises.

Nous subissons les conséquences du gaspillage et de la corruption de l’État qui ont provoqué la fermeture de nos entreprises après que le déficit public eut drainé l’argent des banques et laissé les entreprises sous un contrôle du capital déguisé.

Pour rappel, d’importantes manifestations ont lieu au Liban depuis la nuit du 17 au 18 octobre, alors que durant l’été, plusieurs grèves générales dans le secteur de la distribution d’essence ou de la production de farine ou du pain ont été organisées, suite à la pénurie des dollars.

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