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Ce sont par des nouveaux petits boutons qui sont dernièrement apparus via les pages comme sur la notre et sur nos profils qu’on peut désormais mieux apprécier nos partages sur le réseau social Facebook, un peu à l’exemple de notre dernier article sur la Crise des Ordures.

Après des années durant lesquelles les utilisateurs du réseau social ont exigé de mettre en place un système « je n’aime pas » à côté des boutons « j’aime », Facebook exauce enfin leur voeux depuis le 24 février 2016 avec 5 réactions, émojis ou émoticônes qui accompagnent désormais nos article. Vous pouvez les découvrir soit en laissant la souris de votre ordinateur sur le bouton « j’aime » de la page ou du profil, soit en gardant une pression sur le même bouton depuis votre Smartphone. Petit plus sur les téléphones mobiles, les réactions s’animent…

Grrrrrrr, Waw, triste, j’adore, je suis triste accompagnent désormais j’aime mais quels en sont les objectifs?

Selon Sammi Krug, directrice de ce projet, Facebook a décidé d’écouter ses utilisateurs et de leur permettre de partager leurs émotions et leurs réactions de manière plus rapide – sous entendu, plus la peine de poster un commentaire? -. Après plus une année de test restreints à certains pays, et des enquêtes d’utilisateurs, Facebook a décidé d’ouvrir cette nouvelle fonctionnalité.

L’intérêt de ces nouvelles fonctionnalités est évident tant pour les utilisateurs que pour les sites comme Libnanews. Par exemple, dans le cadre de l’actualité libanaise, il faut être honnête et concevoir qu’il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles à « aimer ». Peut-être que les réactions un peu humoristiques, en colère ou de surprises sont plus appropriées. Exprimer des sentiments autres est donc nécessaire, ce que le réseau social a finalement compris aujourd’hui mais cela aura peut-être aussi un autre intérêt pour Facebook ou pour les fournisseurs de contenus: permettre de mieux comprendre les lecteurs et les utilisateurs du réseau social et ainsi mieux définir l’offre, mieux déterminer la validité du contenu, mieux répondre aux attentes de nos amis lecteurs.

Attention tout de même …

Cependant, en jouant sur les émotions des utilisateurs de Facebook, certains seront tentés de les manipuler. On peut ainsi penser que par exemple, on puisse mettre en avant de mauvaises nouvelles sur les flux d’actualité au lieu de bonnes nouvelles ou vice-versa. Tout dépendra au final des algorithmes qui analyseront, traiteront et mettrons en avant le contenu que vous aurez sélectionné pour vos amis et connaissance. L’état émotionnel qu’on aura en fréquentant le réseau social pourrait donc être manipulé. Imaginons par ailleurs que trop de « je suis triste » nous fasse basculer sur des pages publicitaires en faveur de médicaments contre la dépression ou pour des armes à feu. Ok ok, c’est un peu exagéré mais tout de même pas impossible… Une meilleure classification de nos réactions peut donc avoir un certain intérêt commercial ou autre. La prudence est donc également de mise.