À l’issue de sa rencontre avec le Président de la République, le Général Michel Aoun, le Premier Ministre désigné Saad Hariri a reconnu qu’aucun gouvernement ne pourra être annoncé avant Noël, à contre-courant de ses précédentes déclarations depuis le Palais Présidentiel de Baabda.

Saad Hariri a ainsi estimé qu’il a des « des complications évidentes » qui retardent la formation du prochain cabinet, allusion à la demande de la Présidence à obtenir les ministères de l’intérieur et de la justice après avoir accepté de cesser de revendiquer un tiers de blocage. Le Courant du Futur craindrait de voir certains de ses membres et proches être poursuivi dans le cadre d’enquêtes portant sur le détournement de fonds publics et alors que le processus d’audit juricomptable des comptes publics et de la Banque du Liban a été relancée suite à un vote du Parlement.

« Que personne ne vous dise que nous ne pouvons pas arrêter l’effondrement, mais nous avons besoin d’un gouvernement de spécialistes pour arrêter cet effondrement », reconnait Saad Hariri qui indique souhaiter poursuivre ses efforts en vue de former un prochain cabinet rapidement, parce qu' »il ne reste plus de temps » et que « le pays s’effondre rapidement ».

La Présidence de la République a, de son côté, reconnu par un communiqué qu’aucun accord final n’a pu être conclu lors de la réunion qui s’est tenue aujourd’hui. Les consultations visant à poursuivre l’effort devraient encore avoir lieu ces prochains jours.

Le Liban sans gouvernement depuis le 10 août

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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1 COMMENTAIRE

  1. La bataille judiciaire se poursuit, Saad Hariri envoie, selon le NYT, un million de dollars supplémentaire à la jeune Candice pour l’aider sur le plan financier. Dans la bataille, la top-modèle maintient que l’argent et les cadeaux ont été offerts pour son usage personnel, sans conditions.

    Difficile à avaler pour le SARS, qui taxe finalement l’argent perçu et gèle les avoirs de la jeune femme. Un accord à l’amiable entre les deux parties est trouvé en 2016.

    L’affaire rebondit en janvier 2019, quand Candice van der Merwe, s’estimant flouée, poursuit l’État sud-africain pour harcèlement fiscal et réclame 65 millions de dollars de dommages et intérêts.

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