Les derniers articles

Articles liés

Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël inclura le Hezbollah (Trump)

- Advertisement -

Donald Trump a donné jeudi soir une nouvelle portée politique au cessez-le-feu annoncé entre le Liban et Israël en affirmant qu’il « inclura le Hezbollah ». La formule compte, car elle reconnaît implicitement une réalité que Washington, Beyrouth et les médiateurs ne pouvaient plus contourner : aucune trêve au Liban ne peut fonctionner si le principal acteur armé du front sud n’y est pas, d’une manière ou d’une autre, intégré. Le président américain a ainsi fait évoluer le récit initial de la trêve, présenté d’abord comme un accord entre États, vers une lecture plus concrète, plus proche du terrain militaire.

Cette précision intervient après plusieurs heures de flou. Dans son premier message, Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël, devant commencer à 17 heures à Washington, soit 23 heures au Liban. Il avait expliqué avoir parlé avec Benjamin Netanyahu et avec Joseph Aoun, et avoir chargé JD Vance, Marco Rubio et le chef d’état-major interarmées Dan Caine de travailler à une paix plus durable. Mais la question centrale restait entière : qu’en est-il du Hezbollah, alors qu’Israël combat d’abord ce mouvement et non l’État libanais au sens strict ?

La réponse a commencé à venir du mouvement lui-même, puis de Téhéran, avant d’être reprise par Donald Trump. Le Hezbollah a affirmé qu’il respecterait le cessez-le-feu au Liban à condition qu’Israël mette fin à toutes ses hostilités, y compris les frappes ciblées contre ses membres. L’Iran, de son côté, insistait depuis plusieurs jours sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban comme élément central de toute désescalade régionale. En disant désormais que la trêve « inclura le Hezbollah », Donald Trump acte donc un fait politique et militaire : le cessez-le-feu au Liban n’est pas seulement une affaire entre Beyrouth, Washington et Israël. Il dépend directement du comportement du Hezbollah, de ses conditions et de la manière dont Israël choisira, ou non, de suspendre ses frappes.

Recommande par Libnanews
Voir la carte des evenements

Explorez la carte en direct des evenements et points de situation.

Le sujet est d’autant plus sensible qu’au Liban, le souvenir du précédent cessez-le-feu reste très vif. L’accord de novembre 2024 avait été présenté comme la fin de la guerre, mais il a rapidement été perçu comme une trêve largement à sens unique. Des frappes israéliennes ont continué pendant des mois. Selon les autorités libanaises relayées en mars 2026, environ 850 personnes ont été tuées depuis cette trêve de novembre 2024 jusqu’à la reprise ouverte de la guerre le 2 mars 2026. Dans ces conditions, lorsque le Hezbollah parle aujourd’hui d’un respect « prudent » du cessez-le-feu au Liban, il renvoie directement à cette expérience et à cette défiance accumulée.

Trump recentre publiquement le cessez-le-feu sur le Hezbollah

La nouvelle formulation américaine a un effet immédiat. Elle corrige, ou au moins précise, le récit de départ. Au début de la séquence, la Maison-Blanche parlait surtout de discussions entre le Liban et Israël, de conversations avec Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, et d’une trêve censée ouvrir une voie politique. Mais très vite, la question du Hezbollah s’est imposée comme l’angle mort du dispositif. Sans clarification sur le mouvement chiite, le cessez-le-feu au Liban risquait d’apparaître comme un arrangement diplomatique théorique, sans prise réelle sur le terrain.

En affirmant que le cessez-le-feu « inclura le Hezbollah », Donald Trump admet implicitement que la trêve ne peut pas être seulement bilatérale dans sa forme étatique. Elle doit aussi intégrer l’acteur armé qui occupe le centre du conflit. Cette évolution n’est pas anodine. Pendant plusieurs jours, Washington et plusieurs responsables israéliens avaient tenté de séparer les niveaux, en laissant entendre que le dialogue engagé avec Beyrouth portait d’abord sur l’État libanais, ses dirigeants et la stabilité du front. Or, la réalité militaire ramène à une évidence : tant que le Hezbollah n’est pas inclus dans le mécanisme concret du cessez-le-feu au Liban, la trêve reste incomplète.

Cette reconnaissance américaine intervient au moment où le Liban officiel continue, lui, à manier un langage plus prudent. Beyrouth parle d’abord de cessez-le-feu, de fin des hostilités, de retrait israélien et de retour des déplacés. La présidence libanaise n’a pas repris le vocabulaire d’une négociation politique directe avec le Hezbollah comme partie formelle. Elle reste sur une ligne institutionnelle. Mais la parole de Trump vient, de fait, élargir le cadre et reconnaître ce que les acteurs régionaux savaient déjà : au Liban, le cessez-le-feu ne se décrète pas seulement entre chancelleries.

Dans cette perspective, la phrase de Donald Trump a aussi une valeur de test. Elle crée une attente politique immédiate. Si le cessez-le-feu au Liban « inclut le Hezbollah », cela signifie en pratique que les frappes israéliennes visant les cadres, les véhicules, les positions ou les réseaux du mouvement doivent cesser. Cela signifie aussi que le Hezbollah doit suspendre ses propres tirs et s’abstenir de présenter la trêve comme extérieure à lui. En d’autres termes, Trump a formulé une phrase courte, mais il a en réalité défini un seuil de crédibilité très élevé pour les heures qui suivent.

Le Hezbollah avait déjà fixé ses conditions

Avant même cette nouvelle précision américaine, le Hezbollah avait donné sa propre lecture du cessez-le-feu au Liban. Le député Ibrahim Moussaoui a déclaré que le mouvement respecterait la trêve « de manière prudente », à condition qu’il s’agisse d’un arrêt global des hostilités contre lui et qu’Israël n’exploite pas la situation pour poursuivre des assassinats ciblés. Cette formule est devenue l’un des points d’ancrage de toute la séquence.

Elle a d’abord le mérite de clarifier la position du mouvement. Le Hezbollah ne rejette pas le cessez-le-feu au Liban par principe. Il ne se place pas dans le rôle de l’acteur qui refuserait toute suspension des combats. En revanche, il dit qu’il n’observera la trêve que si Israël la respecte réellement. Le mouvement fixe donc un cadre de réciprocité. Il ne parle pas de paix, ni de normalisation, ni d’ouverture politique. Il parle d’arrêt effectif des frappes et des assassinats.

Le mot important, ici, est « global ». Pour le Hezbollah, un cessez-le-feu au Liban ne peut pas se limiter à l’arrêt des bombardements massifs tout en laissant à Israël la liberté de mener des frappes ciblées. C’est précisément ce type de distinction qui a miné la crédibilité du précédent accord. Le mouvement dit donc, en substance, qu’il ne se laissera pas enfermer dans un scénario où ses propres tirs cesseraient pendant qu’Israël continuerait à frapper ponctuellement sous couvert de sécurité ou de prévention.

Cette ligne a été renforcée par d’autres responsables du parti. Des déclarations relayées dans la soirée ont insisté sur la même idée : le cessez-le-feu au Liban doit s’appliquer à l’ensemble du territoire, ne pas offrir à Israël une liberté de mouvement en territoire libanais et ne pas être utilisé pour pérenniser une présence israélienne dans le Sud. Cette insistance montre que le Hezbollah cherche à transformer une posture défensive en doctrine immédiate de la trêve.

La formule de Trump intervient donc après cette prise de position, et non avant elle. Cela aussi est important. Le président américain ne crée pas de toutes pièces l’inclusion du Hezbollah. Il entérine un rapport de force et un fait politique déjà posés par le terrain : le mouvement a indiqué les conditions minimales de son comportement, et Washington ne peut plus faire comme si cette parole n’existait pas.

L’Iran réclamait lui aussi l’inclusion du front libanais

Téhéran défendait depuis plusieurs jours la même logique, sur un registre plus régional. Les responsables iraniens avaient clairement fait savoir qu’ils considéraient le cessez-le-feu au Liban comme un élément essentiel de toute désescalade plus large. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait même déclaré qu’un cessez-le-feu au Liban était « aussi important » qu’en Iran. Cette phrase avait été lue comme un message adressé à Washington, mais aussi comme un signal envoyé au Hezbollah.

Le sens de cette position était transparent. Pour Téhéran, le front libanais ne pouvait pas rester à part dans la phase diplomatique en cours. Si l’Iran discutait, directement ou indirectement, avec les Américains d’un prolongement de trêve ou d’une désescalade régionale, il voulait que le Liban fasse partie du paquet politique. Cette ligne répondait à une inquiétude claire : éviter que l’Iran n’obtienne un répit sur son propre front pendant que le Hezbollah continuerait seul à subir la pression israélienne.

C’est là que la formule de Trump prend une résonance supplémentaire. En affirmant que le cessez-le-feu au Liban « inclura le Hezbollah », il rejoint, même s’il ne le formule pas de la même manière, une exigence portée à la fois par le Hezbollah et par l’Iran. Cela ne signifie pas que Washington épouse la stratégie iranienne. Cela signifie que les États-Unis ont dû tenir compte d’une réalité imposée par Téhéran et par le terrain : le Liban ne pouvait pas être traité comme un dossier abstrait, détaché du Hezbollah et des équilibres régionaux.

Cette convergence de fait ne plaira pas à tout le monde, notamment en Israël. Une partie de la presse israélienne et plusieurs commentateurs sécuritaires avaient déjà commencé à expliquer que le cessez-le-feu au Liban ressemblait à un geste américain destiné à faciliter les discussions avec l’Iran. L’argument était le suivant : si Washington a accepté de ralentir ou de geler le front libanais, ce n’est pas seulement pour le Liban lui-même, mais aussi pour rendre plus fluides les pourparlers avec Téhéran. La nouvelle phrase de Trump risque de nourrir encore cette lecture.

Pour Beyrouth, en revanche, le fait que le Hezbollah et l’Iran aient exigé l’inclusion du front libanais dans la trêve peut être utilisé d’une autre manière. Le Liban officiel peut soutenir qu’il demandait lui aussi un cessez-le-feu depuis plusieurs jours, pour des raisons d’urgence humanitaire et sécuritaire. Dans cette optique, le fait que le Hezbollah et l’Iran aient poussé dans le même sens ne retire rien à la légitimité de la demande libanaise. Il montre seulement que plusieurs agendas distincts convergent momentanément autour d’un même objectif immédiat : arrêter les frappes.

Le précédent de 2024 pèse sur toute la séquence

Le précédent de novembre 2024 continue pourtant de hanter chaque déclaration. C’est lui qui explique la prudence du Hezbollah, mais aussi les réserves d’une partie de l’opinion libanaise. À la fin de la guerre précédente, un cessez-le-feu avait été proclamé. Il devait réduire les affrontements, réorganiser le Sud autour d’un retrait du Hezbollah au nord du Litani et d’un déploiement de l’armée libanaise. Sur le papier, le texte paraissait structuré.

Dans les faits, le Liban n’a pas connu un véritable arrêt durable des frappes. Les autorités libanaises ont affirmé en mars 2026 qu’environ 850 personnes avaient été tuées depuis cette trêve de novembre 2024 jusqu’à la reprise ouverte de la guerre le 2 mars 2026. Ces morts comprenaient des combattants, mais aussi des civils et des personnels touchés dans des frappes israéliennes. Au Liban, cette période a donc été vécue comme un cessez-le-feu très imparfait, voire unilatéral.

Il faut insister sur ce point, car il structure toute la réception de la trêve actuelle. Quand le Hezbollah exige aujourd’hui la fin des assassinats ciblés, il ne formule pas une demande théorique. Il désigne la faille même du précédent accord. Quand Beyrouth insiste sur un arrêt réel des hostilités, il parle à partir de cette même expérience. Et quand Trump affirme que le cessez-le-feu au Liban « inclura le Hezbollah », il prend sans doute acte du fait qu’une trêve laissée à moitié appliquée serait politiquement morte dès sa naissance.

Cette mémoire explique aussi pourquoi le terrain compte autant. Les Libanais ont déjà vécu un cessez-le-feu proclamé mais partiellement contredit par les faits. Le Hezbollah aussi. Les responsables américains savent donc qu’un nouvel accord, s’il devait se transformer à nouveau en trêve bancale, perdrait sa crédibilité en quelques heures. Le poids de 2024 donne au cessez-le-feu de 2026 une exigence très simple : il doit produire un changement visible, immédiat, concret.

Jusqu’aux dernières heures, les frappes continuaient

L’annonce américaine n’a pas été faite dans un climat d’apaisement déjà installé. Jeudi encore, l’Agence nationale d’information libanaise faisait état de bombardements sur Bint Jbeil et Yaroun, de dégâts importants à l’hôpital gouvernemental de Tebnine, ainsi que de la destruction du pont de Qasmiyeh. D’autres dépêches rapportaient des frappes sur des axes routiers et des zones civiles dans le Sud et au-delà.

Bint Jbeil restait l’un des centres majeurs des combats. Les tirs d’artillerie et les affrontements autour de la ville continuaient d’être signalés. Pour le Hezbollah comme pour l’État libanais, ce secteur sera l’un des premiers tests de la réalité du cessez-le-feu au Liban. Si les bombardements cessent effectivement, la trêve commencera à prendre corps. S’ils se poursuivent, la formule de Trump sur l’inclusion du Hezbollah deviendra aussitôt plus fragile, voire purement déclarative.

La destruction du pont de Qasmiyeh a elle aussi fortement marqué la journée. Elle a rappelé que les infrastructures civiles et logistiques restaient directement visées jusque dans les heures précédant la trêve. De même, les dégâts à l’hôpital de Tebnine ont renforcé le sentiment que la guerre continuait sans véritable ralentissement. C’est dans ce contexte précis que le Hezbollah a posé ses conditions et que Trump a parlé d’inclusion du mouvement dans le cessez-le-feu.

Cette chronologie donne à la première nuit une importance capitale. Le cessez-le-feu au Liban ne sera pas jugé sur son annonce, mais sur la disparition ou non du bruit des frappes. La nouvelle formulation de Trump élève d’ailleurs l’exigence. Puisqu’il dit que la trêve inclura le Hezbollah, chaque frappe ciblée contre le mouvement pourra être lue comme une violation immédiate de l’esprit même de l’accord.

Pour Beyrouth, une trêve plus large mais toujours fragile

Le pouvoir libanais se retrouve dans une position délicate. D’un côté, il peut voir dans la phrase de Trump une reconnaissance utile de la réalité du terrain. Si le Hezbollah est inclus dans le cessez-le-feu au Liban, la trêve a davantage de chances d’exister concrètement. De l’autre, cette inclusion confirme aussi que l’État libanais ne suffit pas, à lui seul, à porter ou à garantir l’arrêt des combats.

Joseph Aoun et le gouvernement ont pourtant cherché, depuis plusieurs jours, à construire un récit d’État. Ils parlent de cessez-le-feu, de retrait israélien, de souveraineté et de retour des déplacés. Ils veulent montrer qu’une voie institutionnelle existe. Mais la formule de Trump rappelle brutalement que le front sud continue d’être structuré par un autre acteur armé, enraciné, doté d’une chaîne de décision propre : le Hezbollah.

Pour Beyrouth, cela signifie que la réussite du cessez-le-feu au Liban dépendra de deux niveaux en même temps. Le niveau diplomatique, où Washington continue de jouer le rôle central. Et le niveau pratique, où le Hezbollah et Israël devront cesser réellement leurs opérations. Le Liban officiel ne peut pas ignorer cette réalité. Il peut seulement essayer de la contenir dans une architecture plus large où l’État reste le visage politique de la trêve.

Ce point est d’autant plus sensible que Joseph Aoun a refusé, selon une source officielle libanaise, un contact direct avec Benjamin Netanyahu. Le président libanais veut le cessez-le-feu, mais il ne veut pas être entraîné trop vite vers une scène politique qui ressemblerait à une normalisation ou à une négociation bilatérale classique. La formule de Trump sur le Hezbollah renforce encore cette difficulté : elle élargit le cessez-le-feu, mais elle confirme aussi qu’il repose sur des acteurs et des logiques que Beyrouth ne contrôle pas seul.

La première mesure sera militaire, pas diplomatique

En définitive, la phrase de Donald Trump change le cadre public du cessez-le-feu au Liban. Elle dit désormais explicitement que le Hezbollah en fait partie. Cela correspond à ce que le mouvement réclamait sur le terrain, à ce que l’Iran poussait au niveau régional, et à ce que la réalité militaire imposait déjà. Mais cette clarification n’efface pas les inconnues. Elle les concentre.

Tout va maintenant dépendre d’une série de faits très concrets : les drones continuent-ils à voler ? Les frappes ciblées cessent-elles ? Les bombardements autour de Bint Jbeil, Yaroun ou Tebnine s’arrêtent-ils réellement ? Le Hezbollah suspend-il ses tirs si ces conditions sont réunies ? Tant que ces réponses n’existent pas dans les faits, l’inclusion du Hezbollah dans le cessez-le-feu au Liban restera une formule politique forte, mais encore fragile.

Pour le mouvement chiite, la ligne est déjà prête : pas de trêve réelle si les assassinats ciblés continuent. Pour Téhéran, le cessez-le-feu au Liban devait de toute façon faire partie d’une désescalade plus large. Pour Washington, la nouvelle formulation permet d’adapter le récit américain à la réalité. Mais au Liban, après l’expérience de 2024, personne n’accordera un crédit durable à la seule parole tant que la première nuit n’aura pas dit si le front, lui aussi, a entendu la nouvelle définition de Donald Trump.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

1 COMMENTAIRE

  1. TITRE : L’OMBRE DU CÈDRE – OPÉRATION « CIEL MORT »
    PAR Sami, CHEF DE L’IMAGINATION AU POUVOIR, Alger

    1. Le Préambule : « La Cage de Verre »

    Le film s’ouvre sur une réunion secrète dans un bunker sous les ruines du port de Beyrouth. Le Général K. fait face à ses chefs d’escadrille. Sur les écrans, une carte d’Israël s’illumine. Des dizaines de points rouges clignotent : Ramat David, Tel Nof, Hatzerim, Nevatim.

    Le Général K. :

    « L’aviation est leur arrogance. C’est un piédestal de verre. Si nous brisons la piste, l’oiseau de proie n’est plus qu’un tas de ferraille coûteux. Nous ne allons pas abattre leurs avions en vol ; nous allons les enterrer vivants dans leurs hangars. »

    2. Le « Cheval de Troie » Numérique (Cyber-Sabotage)

    Avant le premier tir, le Général K. active une cellule de mercenaires cybernétiques basés en Europe de l’Est et payés par la Sparte Technologique.

    L’action : Ils ne coupent pas l’électricité, ils font pire. Ils injectent un virus latent dans les systèmes de guidage au sol et les tours de contrôle.

    Le résultat : Les radars civils de l’aéroport Ben Gourion affichent des milliers de « fantômes ». Le trafic est paralysé par la confusion, transformant les pistes en parkings géants, empêchant toute évacuation ou utilisation militaire d’urgence.

    3. L’Essaim « Termite » : Destruction des Pistes

    Au lieu d’utiliser des missiles balistiques classiques, faciles à intercepter, K. lance les « Drones Termites ».

    La technologie : Des drones suicides à basse altitude, fabriqués en fibre de carbone pour échapper aux radars. Ils ne visent pas les bâtiments, mais les jonctions des dalles de béton des pistes.

    L’effet choc : Chaque drone libère une charge thermique à base de thermite qui fond le béton et l’acier sur deux mètres de profondeur. En une heure, toutes les pistes du pays sont transformées en un paysage lunaire impraticable. Aucun F-35 ne peut décoller.

    4. L’Infiltration des « Ombres » : Le complexe de stockage

    Pendant que le ciel gronde, des unités de commandos d’élite (les Forces de l’Ombre), entraînées par les mercenaires étrangers, s’infiltrent par la mer et par des tunnels profonds.

    Leur cible : Les usines de drones et les sites de stockage souterrains.

    Le mode opératoire : Pas d’explosifs massifs qui alerteraient les satellites. Ils utilisent des impulsions électromagnétiques (EMP) localisées. Ils pénètrent dans les lieux de fabrication et déclenchent des dispositifs qui grillent instantanément tous les circuits imprimés des drones en attente de montage.

    La scène visuelle : On voit des milliers de drones sophistiqués, intacts en apparence, mais dont le « cerveau » électronique est réduit en cendres. Une armée de plastique et de métal devenue inutile.

    5. La Pluie de « Poussière Noire »

    Pour les aéroports civils et les bases de secours, le Général K. utilise une arme psychologique et technique : la Poussière de Carbone.

    Des missiles Raad explosent en haute altitude, libérant des nuages de fibres de carbone ultra-fines.

    Cette poussière s’infiltre dans les entrées d’air des moteurs d’avions et dans les générateurs électriques, provoquant des courts-circuits systématiques. Tout ce qui possède un moteur électrique ou à turbine s’arrête. Le pays est plongé dans le noir et le silence.

    6. Le Final : La Signature de K.

    Le film montre le Général K. marchant sur une plage du Sud-Liban, regardant l’horizon où l’on aperçoit les fumées noires au-delà de la frontière. Son aide de camp l’informe que l’aviation ennemie est officiellement « clouée au cercueil ».

    Le Général K. sourit pour la première fois :

    « Un pays sans ailes est un pays qui doit apprendre à marcher vers l’exil. Préparez les navires. Le Grand Transfert commence demain. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi