Des billets de 100 dollars. Crédit Photo: Libnanews.com
Des billets de 100 dollars. Crédit Photo: Libnanews.com

Le Procureur de la République, le Juge Ghassan Oueidat, a interdit l’exportation de larges sommes en dollars tant que le nouveau mécanisme de la Banque du Liban (BDL) n’a pas encore été mis en place.

Il a indiqué que cette décision a été prise il y a 2 semaines, après qu’une enquête ait indiqué que d’importantes sommes de monnaies ont quitté le Liban.

Il s’agirait d’une mesure temporaire et extraordinaire visant des changeurs ou encore des hommes d’affaire, indique le magistrat, qui sera appliqué par les douanes libanaises au niveau de l’aéroport international de Beyrouth et des différents points de passage frontaliers.

Seules les personnes munies d’un permis de la Douane pourront transporter avec lui certaines sommes.

Cette annonce intervient alors que le Liban est passé par plusieurs étapes d’une grave crise économique.

Ainsi la crise du dollar a débuté par le refus fait par certaines banques à ce que puissent être obtenu des dollars nécessaires à l’achat de marchandises pour les entreprises, il y a déjà quelques mois. Face à l’impossibilité de changer leurs livres libanaises contre des billets verts dans les établissements bancaires au taux de change officiel de 1 511 LL/USD, les propriétaires de station essence, mais également les minoteries ont menacé, a plusieurs reprises, de cesser leurs opérations. Ils dénonçaient devoir recourir aux services de changeurs à des taux plus importants, atteignant entre 1 600 LL/USD voir 1 800 LL/USD.

Face à ce problème, la Banque du Liban (BDL) a adopté la circulaire 530 qui réserve les dollars via un mécanisme aux secteurs pétroliers, d’importation du blé et de médicaments, les autres entreprises étant toujours sujettes à d’importantes restrictions.

Par ailleurs, les établissements bancaires ont fermé leurs portes depuis le 18 octobre à l’appel de l’Association des Banques du Liban (ABL) en raison du mouvement de contestation. Les protestataires dénoncent également les conditions économiques, avec 1.5 millions de libanais qui vivent avec moins de 6 000 LL par jour.

Les banques, indiquent certaines sources, ne pourraient reprendre leurs activités que 2 à 3 jours après un retour à la situation normale. On pourrait également s’attendre à un retrait massif à la fois de Livres Libanaises et de dollars, ou encore à des transferts de sommes importantes de la Livre Libanaise en dollar en raison de la crainte de voir la monnaie locale être dévaluée en dépit de l’adoption du plan de réforme économique présenté par le Premier Ministre Saad Hariri

Face au plan de réformes économiques qui demande une participation accrue des banques , les experts notent également un affaiblissement durable des établissements bancaires qui financent actuellement les déficits publics. Ainsi, certains craignent la possibilité que certains établissements majeurs puissent faire faillite.

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