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De nombreux ressortissants des Etats-Unis auraient refusé l’offre de leur ambassade en vue d’obtenir un rapatriement, estimant le Liban plus sur face à la pandémie du Coronavirus COVID-19, indique CNN.

Pour rappel, les autorités américaines avaient affrété un avion de Qatar Airways en vue de rapatrier ses ressortissants qui le souhaitent vers les USA, le prix du billet étant fixé à 2 500 USD par personne. Certains ont alors publiquement refusé cette offre sur les réseaux sociaux, note CNN. Seules, 95 personnes auraient été à bord de cet avion, le 5 avril dernier, alors que plusieurs milliers de ressortissants américains se trouvent en territoire libanais.

D’autres, qui se préparaient à quitter le Liban en raison de la crise économique que traverse actuellement le Pays des Cèdres, auraient même décidé de rester sur place, estimant le Liban plus capable de faire face à la pandémie que les USA.

Ainsi, selon les personnes interrogées par CNN, la situation aux Etats-Unis serait préoccupante sur le plan médical et certains ne pourraient pas bénéficier d’un système de santé qui couvrirait les dépenses liées au traitement de la maladie si cela s’avère être nécessaire.

Parmi les personnes interviewées, Daryn Howland indique ainsi que la situation aux USA s’est tellement détériorée qu’on peut désormais prétendre que le Liban est plus sûr que les Etats Unis, en dépit de la crise économique, suite à l’adoption de mesures de confinement.

Ainsi, CNN rappelle que les premières mesures prises par les autorités consistaient en la désinfection des lieux et notamment du parlement, en la fermeture des écoles et des universités, dès le 29 février, des restaurants et des cafés avant même de nombreux pays européens dès le 6 mars et à un confinement général, dès le 15 mars.

Ces mesures auraient permis de ralentir la propagation du virus. Toutefois, la prudence s’impose toujours selon les spécialistes interviewés.

Les autorités libanaises estiment aussi les chiffres de personnes contaminées plus importantes et souhaitent ainsi pouvoir porter à 2 000 personnes, le nombre de diagnostic possibles par jour. Autre problème d’aspect culturel révélé par le directeur du Ministère de la Santé Publique, Walid Ammar, des personnes qui estiment avoir pu être atteints par le virus ne souhaitent pas subir les examens nécessaires en raison d’une “culpabilité sociale” si celui-ci s’avère être positif.

Aux USA, notent certains, les autorités américaines et notamment le président Donald Trump, ne prennent pas cette épidémie.

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