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Face à la crise que traverse actuellement le Liban, le président de la République, le général Michel Aoun, s’est exprimé à midi pour réaffirmer sa volonté de poursuivre les réformes nécessaires en respectant les dispositifs constitutionnels, s’en prenant également à ceux qui ont précédemment dirigé le Pays des Cèdres.

« Je ressens la douleur des gens mais je dois leur rappeler que certains qui ont dirigé le Liban durant des décennies nous y ont mené (…). La détérioration actuelle de la situation ne peut pas continuer après aujourd’hui alors que les charges s’accumulent et s’aggravent sur les épaules des citoyens. », affirme le chef de l’état, dénonçant une corruption qui s’est intégrée au sein du gouvernement et des institutions.

Les réformes, estime-t-il, ne sont restées qu’un slogan que les personnalités officielles et les politiciens répètent tout en y étant opposés.

Le Président Aoun a ensuite dénoncé les intérêts personnels de cette classe politique, estimant que le Liban a atteint un point ou la corruption est devenue institutionnelle.

Ou-est-donc le plan de restructuration du secteur de l’électricité « gardé dans les tiroirs depuis 2010 sans approbation ou mise en place en dépit de leurs insistance, où est le plan de sauvetage (du premier ministre Hassan Diab) pour sauver l’économie libanaise ou encore pour faire face aux répercussions de l’explosion du port de Beyrouth? Ou sont les projets de barrages hydrauliques alors que nous ressources en eau continuent à s’épuiser dans les rivières et la mer?

Echouer à coopérer pour l’audit juricomptable ne pourra que servir ceux qui sont impliqués dans la corruption et les détournements de fonds publics, s’exclame le chef de l’état, allusion à certaines informations faisant état d’un manque de clarification dans les données obtenues de la Banque du Liban par le cabinet Alvarez & Marsal.

« Je continuerai à porter les responsabilités dans la désignation et la formation (du prochain gouvernement) et dans toute position constitutionnelle face à ceux qui empêchent notre peuple à mener les réformes et à construire un état », conclut-il.

Interrogé sur la volonté du favori Saad Hariri à former un prochain gouvernement uniquement composé de spécialistes, le président de la république a pris à faux, estimant que chacun a une histoire politique.

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