Les minoteries libanaises ont sonné l’alarme en raison de la baisse “à un niveau dangereux” des stocks de farine, en raison des difficultés à se fournir suite à la pénurie en dollars, indique une dépêche de l’Agence Nationale d’Information (ANI).

Cette information intervient alors que de nombreux acteurs économiques mettent en garde contre les difficultés croissantes qu’ils auraient à pouvoir échanger leurs devises en livre libanaise contre des devises étrangères. Il s’agit notamment du cas des stations essence qui ont organisé plusieurs journées de grève dernièrement pour protester qui leurs sont faites ou encore des importateurs de médicaments qui font état des mêmes problèmes à pouvoir se fournir pour les mêmes causes.
En dépit de ces difficultés constatées par les acteurs économiques, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a réfuté toute pénurie en dollars sur le marché libanais ce lundi. Il s’agirait, selon lui, seulement de difficultés logistiques qu’auraient les banques privées.

L’association des minotiers appelle ainsi les autorités libanaises à intervenir sur ce dossier et à mettre en place un prix fixe d’échange entre dollars et livres libanaises pour pouvoir poursuivre les importations de farine.

Tout comme le syndicat des propriétaires de stations essence, les minotiers indiquent que le problème réside actuellement dans la conversion des livres libanaises en devises étrangères. Face au refus des banques à leur fournir des dollars au taux de change officiel qui est toujours de 1 507 LL depuis 2 décennies, ils seraient amenés à recourir à des changeurs à un coût plus important, atteignant parfois même 1 580 LL pour 1 dollars.

D’autres auraient également dû recourir à leurs stocks qui seraient ainsi passés de 4 mois d’autosuffisance à 2 mois seulement.

Ils indiquent avoir dû diminuer leurs lignes de crédit allouées suite à des difficultés des banques elles-mêmes à se procurer les précieuses devises.

De son côté, la Banque du Liban a indiqué qu’elle publiera prochainement une circulaire obligeant les banques privées à fournir les précieuses devises aux importateurs de denrées essentielles, essence, médicaments et farine. L’institution attendrait cependant la demande officielle du Président de la République, du Premier Ministre et du Ministre des Finances pour y procéder.

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