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De source médiatique, on indique que les consultations des différents partis politiques par le premier ministre désigné Saad Hariri pourraient débuter dès demain. Ce dernier souhaite la formation d’un gouvernement composé « de spécialistes non-partisans », amenant à des interrogations sur l’identité des prochains ministres.

Saad Hariri a vu sa candidature être soutenue par le mouvement Amal quand il avait accepté d’attribuer le poste de ministre des finances à un candidat chiite. Cependant, le bloc parlementaire du Rassemblement Démocratique s’est déjà prononcé aujourd’hui en faveur d’une rotation des portefeuilles, complexifiant déjà la tâche du premier ministre désigné à former son cabinet.

Ces mêmes sources indiquent que le bloc parlementaire Liban Fort pourrait y participer en l’absence cependant de son président, le député Gébran Bassil.

Pour rappel, Saad Hariri a été désigné Premier Ministre ce jeudi 22 octobre, par 65 voix sur 128 députés.

La tâche de l’ancien premier ministre semble être compromise avec l’absence d’un soutien clair en sa faveur à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République et cela en dépit de quelques surprises comme le soutien des députés du Parti Socialiste Progressiste ou encore du Parti Social National Syrien.

De leurs côtés, le Hezbollah, le Courant Patriotique Libre, le rassemblement démocratique composé par les députés Al-Walid Sukreya, Faisal Karami, Adnan Trabelsi, et Abdel-Rahim Murad, ou encore les Forces Libanaises se sont abstenus, tout comme les députés indépendants Oussama Saad et Fouad Makhzoumi s’interrogeant sur le changement réel avec cette arrivée de Saad Hariri au Grand Sérail.

Tout comme ces derniers, la rue libanaise ne pourrait pas se satisfaire de cette nomination, avec des manifestations qui ont déjà eu lieu dès hier soir pour protester contre sa candidature. Des incidents ont notamment eu lieu Place des Martyrs avec ses partisans hier soir qui ont incendié le fameux Poing, symbole de la Révolution qui l’avait fait déjà quitter le pouvoir, le 29 octobre 2019.

Le dernier gouvernement Hariri avait mis 9 mois à être constitué en raison de différents entre les partis libanais. Cette différence s’est aujourd’hui accrue en dépit de la grave crise politique que traverse le Pays des Cèdres.

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