Le Président de la République, le Général Michel Aoun en compagnie du premier ministre désigné Mustapha Adib. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Le Président de la République, le Général Michel Aoun en compagnie du premier ministre désigné Mustapha Adib. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Après un regain d’optimisme hier, la rencontre entre le premier ministre désigné Mustapha Adib et le Président de la République Michel Aoun a été remise jusqu’à ce vendredi 17 heures. Elle était prévue à 11 heures ce matin.

Mustapha Adib devrait présenter le format de son gouvernement avec une solution concernant la très controversée attribution du ministère des finances.

Il semblerait pour l’heure que le mouvement Amal ait accepté la proposition de l’ancien Premier Ministre Saad Hariri d’attribuer ce portefeuille clé à un ministre chiite indépendant alors que se multiplient les pressions internationales pour obtenir la formation du prochain gouvernement.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

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