L’Hippodrome Romain de Tyr, l’un des mieux conservés au Monde, était à l’origine situé extramuros de la ville du Sud Liban.

Par son entrée située au Nord, il bordait la fameuse voie romaine surmontée par un aqueduc. A noter la présence également à proximité de la fameuse nécropole de Tyr de l’époque Romaine et byzantine.

D’une longueur de 470 mètres et d’une largeur de 125 mètres, l’hippodrome, mis à jour par l’éminent archéologue Maurice Chéhab, occupe une surface totale de 54 000 mètres carrés pour une capacité de 36 000 personnes. Alors que l’essentiel de sa structure a disparu, il demeure quelques tribunes dont on peut découvrir les salles voutées et les gradins qui dominaient les pistes. Au milieu de sa structure, très bien conservé, la Spina et un obélisque malheureusement décapité. La Spina comptait également des statues aujourd’hui disparues et ses 2 extrémistes étaient marquées par une borne appelée Méta, autour duquel les chars devaient procédés à un virage serré.

Les courses de chevaux se déroulaient à l’époque du matin au soir. L’objectif de ces épreuves de chars était d’effectuer un trajet en général de 7,5 km ou tous les coups étaient permis entre équipages. Ainsi, à de nombreuses reprises, on pouvait voir des chars se faire renverser, voir même un cocher s’en prendre à un de ses adversaires.

Cet hippodrome qui est également l’un des plus grands de l’époque, reste inachevé probablement en raison de difficultés financières de l’Empire Romain au début de l’ère chrétienne. Il existerait quelques inscriptions sur des mosaïques et des colonnes malheureusement peu visibles et non documentées. D’autres inscriptions indiquaient des emplacements réservés aux notables ou à des groupes sur les gradins. Elles auraient depuis disparues, certaines sources faisant état de vols de pièces historiques lors du conflit civil de 1975 à 1990 et des différentes invasions qui ont eu lieu à cette époque.

À noter que la capitale du Liban, Beyrouth, était également dotée d’un hippodrome de l’époque romaine. Ce dernier est malheureusement menacé et déjà partiellement détruit par différents projets immobiliers qui ont lieu dans le quartier de Wadih Abou Jmil dans le centre-ville de la capitale. 

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