Nous revenons au Sud Liban, plus précisément à Tyr et à son fameux et somptueux Arc de Triomphe, mis à jour en 1963 par  l’éminent archéologue l’Emir Maurice Chéhab.

Ce monument, du 2ème siècle après Jc, situé sur le site archéologique dit d’El Bass, de 20 mètres de haut, est rapidement devenu un motif de fierté nationale, allant même à une époque figurer sur de 250 livres libanaises soit la plus grande coupure en circulation durant les années 1970 et 1980. À partir de la base intacte sur 5 mètres de hauteur et avec les débris eux-aussi bien conservés, l’Arc de Triomphe sera rapidement reconstruit à l’identique ou du moins tel qu’on peut se l’imaginer par les experts de l’époque.

Cet Arc de Triomphe marquait la limite de la ville romaine dont elle constituait l’entrée principale et notamment de ses installations sportives avec l’hippodrome tout juste situé à coté et l’extérieur. La ville byzantine s’étendra cependant au-delà de ces limites. La voie romaine que le monument enjambe est-elle même bordée de nombreux sarcophages et gisants et constituait la prolongation de la fameuse digue d’Alexandre le Grand qui avait raccrochait l’île de Tyr au littoral au cours d’un siège devenu mémorable quelques siècles auparavant.

Un camp palestinien bordant le site archéologique, dénature cependant le site à la faveur de la guerre civile de 1975 à 1990 mais on se laisse à imaginer comment le monument trônait encore il y a peu majestueusement au côté des autres ruines des alentours.

Voir l’Hippodrome Romain de Tyr

On peut encore imaginer que de nombreux monuments du genre se trouvent dans les secteurs non accessibles actuellement aux archéologues en espérant également qu’ils soient toujours intacts.

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