À 5 mois des élections législatives de mars 2018, diverses sources indiquent qu’on s’acheminerait actuellement vers la constitution d’une grande coalition électorale entre le CPL du Président de la République, le Courant du Futur du Premier Ministre Saad Hariri, le PSP du député Walid Joumblatt et des 2 mouvements chiites, Amal et le Hezbollah. Cette grande coalition exclurait de facto les Forces Libanaises et le Parti Kataëb et viserait à prendre entre 75 et 80 sièges sur les 128 de la prochaine législature.

A cette alliance, se joindraient les Marada de l’ancien ministre Sleiman Franjieh pour le Nord Liban qui a rencontré le Premier Ministre Saad Hariri ce lundi pour en discuter les conditions. Il pourrait ainsi se rapprocher du CPL en dépit des tensions de l’année dernière.

Il s’agirait ainsi des conséquences du soutien de certains partis politiques à l’Arabie Saoudite durant la crise politique provoquée par la démission imposée par Riyad à Saad Hariri. L’une des conséquences actuelles est le rapprochement actuel du Premier Ministre Saad Hariri du Hezbollah qui a accepté de son côté la politique de dissociation.

De même, le mouvement du Président de la Chambre des députés Nabih Berry, se rapprocherait actuellement du CPL pour former des listes électorales communes qui incluraient également le Hezbollah.

De son côté, le dirigeant des Forces Libanaises se préparerait à la confrontation, notamment avec une monté des la réthorique vis-à-vis du CPL qui était pourtant son allié. Ainsi, les ministres des Forces Libanaises pourraient prochainement démissionner pour former une opposition dans les régions chrétiennes à cette grande coalition avec le Parti Kataëb. Il y aurait également une lutte électorale féroce entre les FL et le PSP dans la région du Chouf.