Lors d’une récente déclaration, Nawaf Salam, récemment désigné Premier ministre chargé, a insisté sur l’importance du dialogue et de la collaboration entre toutes les factions politiques libanaises. Selon des propos rapportés par Al Liwa’ (15 janvier 2025), Salam a déclaré : « Mes mains sont tendues à tous, car le Liban ne peut renaître que par l’union de ses composantes ». Ce message vise à apaiser les tensions dans un contexte marqué par un boycott explicite du mouvement Amal et du Hezbollah, qui ont refusé de participer aux premières consultations parlementaires pour la formation du gouvernement.
Une approche basée sur la réconciliation
Nawaf Salam est connu pour son parcours diplomatique et son approche centrée sur le dialogue. Ancien juge à la Cour internationale de justice et ambassadeur du Liban à l’ONU, il a souvent plaidé pour des solutions consensuelles aux crises nationales. Face aux divisions profondes exacerbées par le retrait des blocs chiites des discussions, Salam semble vouloir adopter une stratégie d’ouverture pour les inclure dans le processus. Selon Al Akhbar (15 janvier 2025), Salam voit dans cette nomination une opportunité de « redonner un souffle nouveau à la gouvernance libanaise en mettant de côté les querelles partisanes ».
Les défis d’une gouvernance inclusive
Le boycott d’Amal et du Hezbollah
L’un des principaux obstacles auxquels Salam est confronté est le refus des blocs chiites, représentés par le mouvement Amal et le Hezbollah, de participer activement aux consultations parlementaires. Ces groupes estiment que Salam est soutenu par des forces internationales, notamment la France et les États-Unis, et craignent qu’il ne privilégie des politiques perçues comme défavorables à leurs intérêts. Selon Al Quds (15 janvier 2025), des figures influentes au sein de ces blocs ont déclaré : « Le Liban ne peut être gouverné sans une représentation équitable des communautés, et Salam doit prouver qu’il peut garantir cet équilibre ».
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Un paysage politique fragmenté
Au-delà du boycott, le système confessionnel libanais complique la formation d’un gouvernement. Salam doit naviguer entre les exigences des blocs sunnites, chrétiens et chiites tout en répondant aux attentes de la communauté internationale. Selon Nida’ Al Watan (15 janvier 2025), il est confronté à « un défi de taille : rétablir la confiance tout en apaisant les méfiances généralisées envers une gouvernance perçue comme biaisée ».
Les priorités de Nawaf Salam
Rétablir la confiance dans les institutions
Salam a souligné que la restauration de la confiance des citoyens dans les institutions est essentielle pour surmonter la crise actuelle. Face aux critiques des factions chiites, il insiste sur l’importance de l’inclusion et de la transparence. Il propose une série de réformes visant à améliorer la lutte contre la corruption et à renforcer l’indépendance judiciaire. Selon Ad Diyar (15 janvier 2025), Salam a déclaré : « Le Liban a besoin d’un État de droit où les institutions fonctionnent pour le bien de tous, et non pour des intérêts particuliers ».
Relancer l’économie et lever les blocages financiers
La relance économique figure parmi les priorités de Salam, d’autant plus que la méfiance d’Amal et du Hezbollah pourrait freiner l’accès aux aides internationales. Le Liban, confronté à une inflation galopante et à une dévaluation de sa monnaie, a désespérément besoin de réformes structurelles. Salam plaide pour un partenariat renforcé avec la communauté internationale afin d’attirer des investissements. Cependant, selon Al Akhbar (15 janvier 2025), « le boycott des factions chiites risque de compliquer l’approbation de réformes majeures, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la finance ».
Perspectives et défis
Une possible ouverture internationale
La nomination de Nawaf Salam a été bien accueillie par certains partenaires internationaux, comme la France et le Qatar, qui voient en lui un interlocuteur crédible. Ils espèrent qu’il sera capable de surmonter les divisions internes pour débloquer les aides financières essentielles. Selon Al Joumhouriyat (15 janvier 2025), « Salam représente une chance pour le Liban de restaurer ses relations avec les institutions financières internationales et de redonner confiance aux investisseurs ».
Les risques d’un blocage prolongé
Cependant, si Salam échoue à convaincre le mouvement Amal et le Hezbollah de participer au gouvernement, le Liban risque de s’enfoncer davantage dans la crise. Les tensions intercommunautaires pourraient s’aggraver, et la méfiance envers les élites politiques continuerait de croître. Selon Nida’ Al Watan (15 janvier 2025), « un gouvernement incomplet ou sans consensus risque de ne pas obtenir le soutien nécessaire pour affronter les défis économiques et sociaux ».



