Le Premier Ministre Mustapha Adib débutant les consultations visant à nommer un nouveau gouvernement en compagnie du président de la chambre Nabih Berri.
Le Premier Ministre Mustapha Adib débutant les consultations visant à nommer un nouveau gouvernement en compagnie du président de la chambre Nabih Berri.
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Le premier ministre Moustafa Adib a débuté les consultations visant à former son gouvernement depuis le Palais d’Ein Tineh.

Dès sa nomination, le nouveau premier ministre a indiqué espérer la formation d’un gouvernement ne comprenant pas de figures politiques, « si dieu le veut ». Il avait exprimé ses propos depuis le quartier de Gemmayzeh, dévasté par l’explosion du 4 août 2020 et où il s’était rendu dès sa nomination.

Les consultations ont débuté par une rencontre avec l’ancien premier ministre Tamam Salam. Ce dernier a estimé que les politiciens doivent désormais travailler dans l’intérêt public pour former un gouvernement ici 10 jours, conformément aux engagements pris par la totalité des partis politiques devant le président de la république française Emmanuel Macron.

Tamam Salam a ainsi appelé à la composition d’un cabinet composé d’indépendants et de personnes spécialisées dans les différents domaines.

Se trouvant à l’étranger, les anciens premier ministre Saad Hariri et Nagib Mikati ne devraient pas directement participer à ces consultations. Cependant, Saad Hariri a désigné, sa tante également député de Saïda, Bahia Hariri, pour le représenter.

Quant au vice président de la chambre, Elie Ferzli,  alors que les discussions des derniers jours au sein de la scène politique portaient plutôt sur la fin du système confessionnel régissant le Liban depuis 1943 afin de transformer le Liban en un État laïque, ce dernier a estimé que “négliger la composante orthodoxe n’est plus acceptable tout comme le fait” de négliger d’autres sectes religieuses.”

Pour rappel, devant le chef de l’État français, qui s’était déplacé à l’occasion du centenaire de la proclamation de l’État du Grand Liban, les différents partis politiques libanais se sont engagés à ce que cette formation intervienne d’ici 15 jours, quand la formation des gouvernements précédents prenait entre 5 et 11 mois.

Un gouvernement dit qu’ici 15 jours, une promesse des partis politiques libanais à Emmanuel Macron

S’exprimant à l’occasion de son discours pour le centième anniversaire de la proclamation du Grand Liban, Emmanuel Macron a ainsi évoqué la constitution d’un gouvernement de mission, de personnes compétentes visant à mettre en place le plus rapidement possible les réformes nécessaires et à prendre des décisions notamment concernant l’audit de la banque centrale, cela afin de débloquer au plus vite l’aide internationale nécessaire à la relance de l’économie libanaise durement impactée par la crise.

Les réformes devront porter sur la reconstruction, sur l’électricité, l’instauration d’un contrôle formel des capitaux , la lutte contre la construction et la contrebande, mais également un audit des comptes de la banque centrale.

Sur le plan politique, le nouveau gouvernement bénéficie d’un soutien plus large que l’ancien, note Emmanuel Macron. Le nouveau cabinet devrait donc jouir d’un soutien politique plus large pour mener les réformes que son prédécesseur.

Le président de la république française, devenu chef de file de la communauté internationale concernant le dossier libanais, a proposé la mise en place d’un calendrier clair avec la constitution du gouvernement d’ici 15 jours, et des premières réformes d’ici six semaines.

Mi-octobre, Emmanuel Macron a indiqué souhaiter la tenue d’une conférence internationale concernant le Liban puis il devrait également se rendre au pays des cèdres fin décembre pour assurer le suivi sur le terrain.

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