La conférence d’aide au Liban CEDRE s’est ouverte ce vendredi 6 avril à Paris, avec pour objectif l’obtention d’une importante aide économique pour le Liban alors que le Pays des Cèdres se trouve en quasi-faillite avec un taux d’endettement qui atteint 150% du PIB et un déficit budgétaire de 4.8 milliards de dollars pour 2018.

La France accordera ainsi une aide financière de 550 millions d’euros – soit 660 millions de dollars environ – en prêts à taux bonifiés et dons. Le Ministre Français des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian, a indiqué que les sommes se monteront à 400 millions d’euros sous forme de de prêts concessionnels et 150 millions d’euros sous forme de dons pour des projets qui restent à définir.

Autre poids lourds de la conférence, l’Arabie Saoudite, qui a décidé d’accorder au Liban un prêt d’un milliard d’Euro, soit 1.2 milliards de dollars à taux bonifiés, alors que généralement le Royaume accord du Pays des Cèdres des donations… et non des prêts.

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Alors que le Liban espérait obtenir la présence de 50 pays et organisations à la conférence CEDRE, 37 États et 14 organisations internationales et régionales ont répondu à l’appel. Un succès de ce point de vue.

Les autorités libanaises auraient ainsi souhaité de bénéficier d’une aide de 26 milliards de dollars. Face au refus des donateurs internationaux qui trouvaient la somme qui se monte à un tiers du PIB libanais, exagérée, les autorités libanaises ont revu leurs exigences à la baisse avec 16 milliards de dollars, il y a 2 mois, puis 5 à 8 milliards de dollars aujourd’hui.

Le Liban devrait ainsi bénéficier d’une aide internationale alors que son économie déjà structurellement déficitaire a largement été impactée par l’instabilité régionale, le conflit civil syrien et l’afflux de réfugiés syriens dont le nombre oscille entre moins de 1 million selon les organismes internationaux jusqu’à 1.8 million selon la Présidence de la République.

Les Pays participants pourront, quant-à-eux profiter des opportunités se présentant au Liban, notamment dans le secteur gazier et pétrolier avec l’exploitation de la zone maritime économique libanaise ou encore le programme de reconstruction de la Syrie dont le Liban espère devenir la plateforme.

Le Liban a ainsi défini quelques 250 projets, notamment dans les secteurs du transport, de l’eau et et de la production électricité, avec pour objectif de porter la croissance de l’économie à entre 6% et 7% par an, soit au-delà des 4% nécessaires au remboursement du service de la dette publique, alors qu’elle atteint actuellement péniblement 1% depuis 2011.

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