Beyrouth vu depuis Harissa. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés
Beyrouth vu depuis Harissa. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés
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Est-il possible encore de rajouter des mots à ce qui a été déjà dit, après tout l’encre mêlé au sang qui a coulé depuis plus de quarante et un ans ?

Des mots, des tirades, des cris, des injures, des soupirs, font un tintamarre assourdissant au fond de mon être. Ils s’agitent et cognent contre les parois de mon corps en ébullition. S’ils sortent, ce n’est pas une explosion qu’ils feraient… mais ils feront sans doute écho à tout ce qui a déjà été dit depuis toutes ces années, à ce qui va se dire aujourd’hui et se répéter l’année prochaine, par le plus savant des philosophes comme par le citoyen lambda le plus ordinaire. Parce que la souffrance est la même, même si elle a plusieurs visages…

Qui aurait dit que quarante ans plus tard, on en serait arrivé là … Dans une situation pire que celle qui dominait en plein combats civiles. Durant les pires années de la guerre, le nombre de victimes se multipliait, l’immigration battait son plein, les destins se brisaient. Aujourd’hui, le même scénario se répète, avec en plus des scènes inimaginables il y a quelques décennies, mais plus vraies que vraies aujourd’hui. Des tonnes d’ordures partout, des odeurs nauséabondes, des maladies à la pelle, du chômage, de la médiocrité et de la vulgarité sans précédents, de plus en plus de familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, la question des réfugiés, la menace du terrorisme à nos portes, et la liste est longue…

Après toutes ces années, nous sommes à bout de tout : à bout de nerfs, à bout de mots, à bout d’énergie, à bout de force… A bout de tout, avec une folle envie de mettre les bouts à cette tragédie, et de voir enfin cette lumière au bout du tunnel que tous, à l’unanimité, nous espérons, depuis un bon bout de temps…

Par Marie-Josée Rizkallah

Pour rappel :

Quarante ans de …
Liban/Crise des Ordures : Sacré Liba-nez !
Peut-on avoir confiance en «l’homo libanicus» ?

Pour que le Liban revive : Plus d’Ego, nous sommes tous Égaux !
Libanais, Libanaises, Yalla ! en avant la division !!!
Au cœur du Cèdre, et avec le Cèdre dans le cœur …

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais dont elle est actuellement présidente. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/