Le président du parlement libanais Nabih Berri a donné son accord à la tenue des négociations visant à délimiter les zones maritimes exclusives entre le Liban et Israël. Ces négociations devraient se tenir sous la double médiation des Etats-Unis et de l’ONU.

Les Etats-Unis ont été demandées par les 2 partis, Israël et le Liban, pour agir comme médiateur et facilitateur et ainsi dessiner les frontières maritimes et son prêts à le faire.
Concernant la frontière maritime, les discussions continuent se tiendront au QG (de la FINUL) à Naqoura avec les Nations-Unies comme sponsors.
Les représentants américains et le coordinateur spécial de l’ONU (Jan Kubis) au Liban se sont préparés à être présents et signeront et présenteront les minutes de chaque réunion.
Il s’agit du cadre d’accord et non d’un cadre final.

Ces négociations devraient se tenir, côté libanais, avec une délégation conduite par l’Armée Libanaise qui se rendra à Naqoura au Sud du Liban.

Certaines sources indiquent que Nabih Berri a été soumis à d’importantes pressions américaines suite à l’adoption de sanctions économiques à l’encontre de son bras-droit, Ali Hassan Khalil, accusé par Washington de corruption et de coopérer avec le Hezbollah.

Côté israélien, le ministre de l’énergie Yuval Steinitz a confirmé qu’un accord a été conclu et que des négociations débuteront à partir du 9 octobre 2020.

Les Nations-Unies et la FINUL ont confirmé cet accord et se sont déclarées prêts pour accueillir et faciliter la résolution de ce conflit.

Le secrétaire d’état américain Mike Pompeo a également salué cette décision, estimant qu’il pourrait s’agir d’un moyen de stabiliser, de sécuriser la région et d’assurer la prospérité tant des libanais que des israéliens.

Le sous-secrétaire d’état américain en charge du Proche Orient David Schenker devrait ainsi se rendre mi-octobre dans la région dans le cadre de ces négociations.

Eclairage

Pour rappel, à l’origine de ce problème, les négociations entre le Liban et Chypre en 2011. Le point de départ de la zone a été fixée arbitrairement par les 2 pays au point 1 des frontières.
Par conséquent, l’Etat Hébreu a décidé de poursuivre la délimitation de ses frontières maritimes au point 25 selon ses mesures qui correspond au point 1 pour le Liban.
Cependant le Liban estimait dès le départ que le point de départ de sa zone d’exclusivité économique se situait au point 0, selon Beyrouth ou 23, selon l’état hébreu et situé à 17 km au sud du point 1 , fixé lors des négociations entre Tel Aviv et Nicosie.
Ainsi est délimité un triangle allant du point B1 situé à Ras al Naqoura au point 0 puis au point 1.
Cette zone est revendiquée par les 2 états, le Liban et Israël. Elle couvre ainsi plus de 800 kilomètres carrés. Une partie des blocs 8, 9 et 10 se trouvent ainsi au centre de la polémique.
La situation s’est aggravée par la découverte d’un potentiel important de gisements gaziers et pétrolier dans cette zone.
Le Liban indique disposer de cartes prouvant que la zone lui appartiendrait.

Par ailleurs, la ligne Hoff du nom du médiateur américain qui s’était déjà saisi du dossier en 2011 et que Beyrouth avait déjà rejeté, accorde 560 kilomètres carrés au Liban et le solde à Tel Aviv.

En 2019, alors que des négociations semblaient pouvoir être relancées entre le Liban et Israël, elles se sont brusquement interrompues pour des raisons jusqu’à présent inconnues. La tension entre les 2 pays est également montée d’un cran avec la découverte de tunnels traversant la ligne bleue, ligne de démarcation entre les 2 pays.

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