L’éducation en péril : l’impact de la crise économique sur le système éducatif libanais
Le Liban, autrefois considéré comme un centre d’excellence pour l’éducation au Moyen-Orient, est aujourd'hui confronté à une crise profonde qui menace de paralyser son système éducatif. La crise économique, qui a débuté en 2019, a non seulement dévasté les secteurs économiques clés du pays, mais a également profondément affecté l'éducation. Ce secteur, jadis perçu comme un pilier de la société libanaise, se trouve aujourd'hui au bord du précipice, avec des conséquences graves pour les générations futures.
La situation du secteur tertiaire : tourisme et commerce à l’aube d’une reprise post-conflit
Le secteur tertiaire libanais, longtemps perçu comme le pilier de l’économie nationale, fait face à une crise majeure. Avec la montée des tensions au Liban, les secteurs du tourisme et du commerce sont parmi les plus durement touchés.
FocusLiban : Banques et multiplicateur keynésien: Une occasion manquée pour la croissance
Dans le contexte libanais, bien que le pays ne produise pas de dollars, les transferts de la diaspora libanaise, représentant chaque année des milliards de dollars, auraient pu en théorie alimenter un cycle de croissance dynamique, si ces fonds avaient été orientés vers des secteurs productifs. Cependant, la politique monétaire et financière de la Banque du Liban (BDL), avec la coopération des banques privées, a détourné ces ressources de leur potentiel productif pour les concentrer dans un système circulaire de financement de la dette publique, privant ainsi l’économie d’une création de richesse durable.
Le rebond des Eurobonds, ou quand la spéculation joue aux montagnes russes
La montée de la valeur des eurobonds coïncide avec l'opération militaire d'Israël contre le Hezbollah, perçue par certains investisseurs comme un facteur potentiel de réforme. Moody's, néanmoins, reste sceptique. L'organisation a récemment placé le Liban sur sa liste grise, une décision qui aggrave les perspectives économiques. D’après Moody’s, les conflits internes et le déplacement de population minent les efforts de dollarisation et de reprise économique. Pourtant, certains traders voient dans la possible éradication du Hezbollah une opportunité de réformes.
Ces projections montrent que la restructuration des eurobonds reste plausible uniquement dans le cadre de réformes. Dans un scénario de paralysie politique, la valeur des eurobonds pourrait retomber à des niveaux extrêmement bas, voire proches de zéro.
Les inégalités et la corruption au Liban : freins aux réformes et à la...
La corruption se manifeste également à travers l’évasion fiscale massive et la fuite des capitaux, qui privent l'État de ressources essentielles pour financer les services publics et les infrastructures. Selon le FMI, plus de 10 milliards de dollars ont quitté le Liban entre 2019 et 2023, fuyant un système financier en faillite.
Cette évasion fiscale est facilitée par des lois laxistes et par des connivences politiques qui permettent aux élites de déplacer leurs fonds à l’étranger sans crainte de répercussions. Cela aggrave les inégalités économiques et affaiblit encore plus les capacités de l'État à redistribuer les richesses ou à financer des programmes sociaux.
Pourquoi le placement du Liban dans la liste grise est positif
Le placement du Liban sur la liste grise de la Financial Action Task Force (GAFI ou FATF), annoncé le 25 octobre, est souvent vu comme une sanction qui stigmatise le pays. Cependant, cette mesure pourrait paradoxalement devenir un levier de changement positif en incitant les banques à accepter enfin des réformes structurelles qu’elles ont jusqu’ici bloquées, tout en redonnant à la population un rôle crucial de contrepoids. Dans un contexte où les banques contrôlent de nombreux leviers politiques, cet événement pourrait représenter une rare opportunité pour les Libanais de pousser vers une transformation radicale du secteur financier, malgré les effets négatifs immédiats que la crise actuelle impose aux citoyens.
Les conséquences économiques et sociales de l’escalade des hostilités au Liban en 2024 (PNUD)
Le PIB du Liban est prévu de se contracter de 9,2 % en 2024 par rapport à un scénario sans guerre, représentant une perte d’environ 2 milliards de dollars. Ce chiffre est comparable aux dommages économiques causés par la guerre de 2006, estimés entre 2,5 et 3,6 milliards de dollars.
Les jeunes et le chômage au Liban : une génération sacrifiée
Le taux de chômage des jeunes au Liban a atteint des niveaux sans précédent. Selon une étude de la Banque mondiale, plus de 50 % des jeunes de moins de 25 ans sont actuellement sans emploi. Ce taux de chômage des jeunes est l'un des plus élevés du monde, bien au-dessus de la moyenne mondiale qui est d'environ 14 %. Ce chiffre reflète l'effondrement de l'économie libanaise et l'incapacité du marché du travail à absorber les nouvelles générations de travailleurs.
Pourquoi l’inflation au Liban ne peut pas être contrôlée par des augmentations salariales
Pour restaurer le pouvoir d'achat au Liban, il est impératif de comprendre que les augmentations salariales, dans les conditions actuelles, ne feront qu'aggraver l'inflation et détruire encore davantage le pouvoir d'achat. Sans création de richesse, sans augmentation de la productivité et sans réforme profonde du secteur bancaire, le Liban restera piégé dans une spirale inflationniste.
FocusLiban: Le Liban en chute libre dans le classement mondial de la liberté économique
Le Liban se classe à la 144e position sur 165 pays dans le rapport 2024 de l’indice de liberté économique du Fraser Institute, marquant une baisse...
L’impact de la crise financière sur la classe moyenne au Liban
Depuis 2019, le Liban traverse une crise financière sans précédent qui a drastiquement modifié la structure socio-économique du pays. Cette crise a affecté l'ensemble de la population, mais elle a été particulièrement dévastatrice pour la classe moyenne, pilier autrefois essentiel de l'économie libanaise. Aujourd'hui, la classe moyenne libanaise est en voie de disparition, absorbée par une pauvreté croissante qui frappe les foyers à travers tout le pays.
Focus Liban: L’acquisition d’Odeabank par ADQ : la page se tourne pour Bank Audi
La société d'investissement et de holding ADQ, basée à Abu Dhabi, a conclu un accord définitif avec un consortium dirigé par la banque libanaise Bank Audi pour acquérir une participation de 96 % dans la banque turque Odeabank. Cet accord marque un tournant significatif pour les deux parties impliquées, mais il est surtout révélateur des enjeux plus larges autour de la situation financière précaire de Bank Audi.
Expansion du conflit au Liban : des dommages considérables aux infrastructures sociales et physiques
Le conflit en cours entre le Liban et Israël, débuté en octobre 2023, a un impact de plus en plus dévastateur sur les infrastructures sociales et physiques du Liban. Entre le 8 octobre 2023 et le 23 septembre 2024, une évaluation multidimensionnelle réalisée par la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale des Nations Unies (ESCWA) a révélé que 50 210 unités résidentielles dans les districts de la Békaa, Bint Jbeil, Hasbaya, Marjayoun, Nabatieh, Saïda, Tyr, Jezzine et la Bekaa Ouest ont été endommagées ou détruites par les frappes israéliennes.
Le Liban classé 73e au niveau mondial et 6e parmi les pays arabes dans...
Les résultats de l'enquête montrent que les startups libanaises ont reçu des financements relativement faibles ces dernières années :
En 2020, le financement total s'élevait à 70,7 millions de dollars.
En 2021, ce chiffre est tombé à 50 millions de dollars, puis à 20,6 millions en 2022.
En 2023, le financement n'était que de 10 millions de dollars.
Les fonds alloués aux startups libanaises ne représentent que 0,003 % des financements totaux dédiés aux startups dans le monde arabe en 2023, et seulement 0,2 % du total sur la période 2020-2023. Ces faibles chiffres témoignent des défis auxquels les entrepreneurs libanais sont confrontés, exacerbés par la crise économique et politique qui sévit dans le pays.




















