Levée d’immunité et dossier Télécoms : le Parlement enclenche une séquence judiciaire inédite
Le Parlement libanais a voté la levée de l’immunité de Georges Bouchikian, ouvrant une séquence judiciaire inédite. Une commission a aussi été créée pour enquêter sur les anciens ministres des Télécoms. Ce tournant soulève des espoirs mais aussi des doutes, dans un pays marqué par l’impunité politique. La pression citoyenne appelle à des résultats concrets, tandis que les équilibres institutionnels restent fragiles et que les délais judiciaires s’annoncent incertains.
Riad Salamé face à la justice : retards, pressions et soupçons d’entrave
La justice libanaise fait face à de nouvelles pressions internationales pour actualiser ses dossiers sur Riad Salamé. Une commission rogatoire a signalé l’incomplétude des documents transmis. Des avocats dénoncent des manœuvres d’obstruction orchestrées pour retarder l’acte d’accusation. Dans un pays fragilisé par la crise bancaire, l’impunité supposée de l’ex-gouverneur alimente la colère des déposants et questionne l’indépendance réelle du système judiciaire.
Tensions au sommet : nomination controversée au parquet financier libanais
La désignation du nouveau procureur financier libanais, Maher Chaaito, suscite la controverse. Si elle met fin à des mois de blocage politique, elle relance aussi les soupçons de conflits d’intérêts. Le magistrat est critiqué pour un prêt immobilier contesté, tandis que son rôle stratégique dans la lutte contre la corruption est scruté par les partenaires internationaux. Une nomination sous haute tension, entre attentes et suspicions.
Antiblanchiment : vingt ans de silence et de simulacre judiciaire
Le Liban est confronté à l’échec de sa gouvernance financière face aux exigences internationales. En vingt ans, la Commission d’enquête spéciale sur le blanchiment d’argent n’a produit ni jurisprudence solide, ni résultats concrets. Les gels d’avoirs sans instruction judiciaire, le manque de coordination institutionnelle, et l’usage aveugle des listes de sanctions sapent la crédibilité du système. Le pays risque désormais l’inscription sur la liste noire du GAFI, avec des conséquences financières majeures.
Casino du Liban : argent sale, pouvoir et silences d’État
Le dossier du Casino du Liban ressurgit au cœur de l’actualité judiciaire. Une série de révélations pointent des opérations suspectes liées à la plateforme de jeux en ligne OSS, soupçonnée de blanchiment d’argent à grande échelle. Des plaintes, des connexions politiques, et l’absence de contrôle du ministère des Finances relancent les interrogations sur les responsabilités institutionnelles. Cette affaire complexe mêle finances occultes, conflits d’intérêts, et silences stratégiques dans l’un des établissements les plus sensibles du pays.
Arrestations de Tariq Khalifa et Ralph Sayyad au Liban : une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption bancaire
Le juge Jamal Al-Hajjar frappe fort avec l’arrestation de Tariq Khalifa, ex-patron de la Credit Bank, et de son conseiller financier Ralph Sayyad, accusés de détournement de fonds et de falsification de documents. Un nouveau coup porté à la crise bancaire libanaise, dans un climat de défiance généralisée.
Justice à deux vitesses : la dénonciation de Cheikh Khaldoun Araymet relance le débat
Cheikh Khaldoun Araymet dénonce une justice sélective au Liban, après l’arrestation d’Amin Salam. Il critique une lutte contre la corruption perçue comme ciblée et inégalitaire. Ce discours met en lumière les tensions confessionnelles et institutionnelles au sein du système judiciaire libanais. Malgré des poursuites engagées contre des figures de différentes confessions, le débat se polarise. La question de l’indépendance judiciaire redevient centrale, alors que les appels à une réforme se multiplient.
Arrestation d’Amin Salam, ancien ministre libanais de l’Économie
Amin Salam, ancien ministre libanais de l’Économie, a été arrêté le 11 juin 2025 pour corruption, blanchiment d’argent, extorsion et détournement de fonds. Cette arrestation marque une étape importante dans une enquête déclenchée par un rapport parlementaire. Elle implique également son frère Karim Salam et plusieurs conseillers. Les soupçons portent sur des contrats irréguliers et des pressions exercées sur des entreprises. L’enquête judiciaire est supervisée par le juge Jamal al-Hajjar.
Chouf : enquête judiciaire sur des détournements dans des marchés publics routiers
Une instruction judiciaire est en cours sur des soupçons de détournements de fonds publics dans le Chouf, concernant des projets de réhabilitation routière. Des magistrats soupçonnent des surévaluations de contrats avec versement de commissions occultes. Un ancien directeur du ministère a été convoqué, et des documents ont été saisis. Le processus reste ralenti par le manque de coopération de certains services administratifs, alors que l’enquête pourrait s’élargir à d’autres régions.
Plainte collective des déposants : l’offensive judiciaire s’intensifie
Des déposants libanais ont déposé une plainte collective contre plusieurs banques et la Banque du Liban, contestant la légalité du gel prolongé des comptes en devises. L’action vise à dénoncer une confiscation illégitime de fonds. Lors d’une conférence de presse au palais de justice, l’association des déposants a exigé la levée des restrictions et la mise en examen des responsables financiers. Cette initiative marque une nouvelle phase judiciaire dans le conflit opposant épargnants et institutions.
CNSS : soupçons de détournement massif et dérives politico-financières
Un audit interne révèle des paiements fictifs à la Caisse nationale de sécurité sociale, impliquant des agents et des prestataires médicaux. Le préjudice estimé atteint 19 milliards de livres libanaises. L’affaire, transmise au parquet financier, n’a pas encore débouché sur des mises en examen. La direction de la CNSS a sollicité une aide de la Banque mondiale pour revoir ses procédures. L’institution est accusée d’être infiltrée par des logiques politiques, minant toute réforme durable.
Homicides non élucidés : une hausse alarmante liée au désengagement sécuritaire
Le nombre d’homicides non élucidés a bondi de 27 % depuis janvier 2024. Cette hausse inquiète, alors que les forces de sécurité libanaises réduisent leur présence faute de salaires réguliers. Les enquêtes stagnent, les tribunaux s’engorgent, et la population perd confiance. La justice peine à suivre, poussant certains quartiers vers l’autodéfense. Des appels se multiplient pour une réforme urgente et structurelle du secteur sécuritaire au Liban.
Port de Beyrouth : cinq ans après, un dossier judiciaire paralysé entre silence et...
Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, l’enquête judiciaire demeure bloquée. Aucun successeur n’a été nommé au juge d’instruction, les institutions restent silencieuses, et les familles des victimes exigent des réponses. Les dossiers annexes sur les services de sécurité, le nitrate d’ammonium et les réseaux portuaires n’avancent pas. Ce gel révèle les résistances politiques et administratives à toute transparence.
Surfacsurations massives et blocages politiques : enquêtes relancées sur les marchés publics
L’Inspection centrale a rouvert plusieurs enquêtes sur des marchés publics entre 2022 et 2024, révélant des surfacturations jusqu’à 45 %. Des convocations ont été envoyées à d’anciens responsables, tandis que des pressions politiques tentent de freiner les procédures. La Cour des comptes peine à avancer, faute de moyens. Ces révélations relancent le débat sur la réforme de la commande publique et sur la capacité réelle de l’État à lutter contre la corruption systémique.




















