L’affaire Riad Salamé : vers un procès historique ou un nouvel échec judiciaire ?
L’affaire Riad Salamé est l’un des plus grands scandales financiers du Liban, impliquant des accusations de corruption et de blanchiment d’argent. Poursuivi par plusieurs pays européens, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban échappe toujours à la justice libanaise, malgré des preuves accablantes. Entre pressions politiques, blocages judiciaires et risques de condamnation, cette affaire est un test majeur pour l’indépendance du système judiciaire libanais. Son issue pourrait redéfinir la lutte contre l’impunité dans le pays.
La coopération inter judiciaire au Moyen-Orient
La coopération judiciaire au Moyen-Orient est cruciale pour relever les défis transnationaux comme le terrorisme et la corruption. Malgré les initiatives existantes, les différences juridiques, la méfiance politique et le manque de ressources freinent sa mise en œuvre. Des mécanismes régionaux contraignants et un soutien international renforcé sont essentiels pour garantir une justice transnationale efficace, capable de répondre aux enjeux complexes de la région.
La séparation des pouvoirs au Liban reste un mythe, tant la justice est soumise aux influences politiques. Le Conseil supérieur de la magistrature, censé garantir l’indépendance judiciaire, est contrôlé par les partis au pouvoir, empêchant toute réforme efficace. Les affaires sensibles sont entravées, les juges indépendants subissent des pressions, et l’État de droit est paralysé. Malgré les appels à une réforme, aucune mesure structurelle n’a abouti, laissant place à un système verrouillé par la corruption et l’impunité.
Banques libanaises et corruption : les enquêtes judiciaires piétinent
Le scandale bancaire libanais continue de secouer l’opinion publique alors que les enquêtes judiciaires restent bloquées. Accusées de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de discrimination dans l’accès aux comptes, les banques du pays échappent toujours aux poursuites grâce à leurs liens avec les élites politiques. Malgré la pression des citoyens et des institutions internationales, la justice peine à agir, laissant les déposants ruinés et sans recours face à la crise économique persistante.
Justice au Liban : une réforme attendue pour briser le cycle de la corruption
La réforme judiciaire au Liban est essentielle pour lutter contre la corruption et restaurer la confiance publique. Malgré des initiatives prometteuses, le système judiciaire reste entravé par des pressions politiques et un manque de ressources. La société civile joue un rôle crucial pour pousser au changement, mais les obstacles sont nombreux, notamment l’opposition des élites et la dépendance aux soutiens internationaux. Cette réforme reste un enjeu clé pour la stabilité et le redressement du Liban.
Enquête sur l’explosion du port de Beyrouth : le juge Bitar reprend les interrogatoires...
L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth reprend avec l’interrogatoire de nouveaux accusés par le juge Tariq Bitar. Cependant, des blocages politiques persistent, retardant l’aboutissement de l’instruction. Plusieurs responsables refusent de comparaître, tandis que les familles des victimes dénoncent un sabotage de la justice. Malgré les pressions, Bitar poursuit son travail, mais l’incertitude demeure quant à la capacité du système judiciaire libanais à garantir vérité et justice.
Un réseau de trafic démantelé entre la Syrie et le Liban
Les Forces de sécurité intérieure du Liban ont intercepté une cargaison d’armes en provenance de Syrie lors d’un contrôle à la frontière de Dhour El Baydar. Le conducteur du véhicule, A. R., a été arrêté sur place et a reconnu sa participation à plusieurs opérations similaires. Son complice, B. F., a été appréhendé deux jours plus tard à Aley. Cette arrestation met en lumière l’ampleur du trafic d’armes dans la région et les efforts déployés pour lutter contre ce fléau.
Un prêtre attaqué par des tirs à Mreijat-Zahleh
Le père Élie Machaalani, prêtre de la paroisse Saint-Antoine de Padoue à Karak, a été attaqué par des tirs nourris devant son domicile à Mreijat, dans la Békaa. Après avoir été suivi par un individu suspect, plus de vingt balles ont été tirées sur sa maison et sa voiture. Les FSI et les experts médico-légaux ont ouvert une enquête pour identifier les auteurs de cette attaque qui inquiète profondément la communauté locale.
Meurtre à Faraya : un jeune homme tué après une altercation sur la route
À Faraya, une simple altercation sur la route a dégénéré en un meurtre tragique. Jonathan Chamoun a percuté délibérément Khalil Khalil après un différend sur la priorité de passage. Après avoir suivi la victime jusqu’à son hôtel, il l’a écrasée avant de lâcher une phrase glaçante à la sœur du défunt. La police a immédiatement interpellé le suspect et a ouvert une enquête pour établir les circonstances précises de ce drame qui a secoué toute la région.
Une femme agressée en sortant du travail à Kaslik
Une femme a été victime d’un vol à la tire à Kaslik, Kesrouan, après avoir quitté son travail. Un malfaiteur l’a suivie avant d’ouvrir la porte de son véhicule pour lui voler son sac à main. Il a pris la fuite avec un complice sur une moto. La police a lancé une enquête pour identifier les suspects et exhorte la population à prendre des précautions pour éviter ces agressions de plus en plus fréquentes.
Liban : l’archimandrite Anania Kojanian assassiné, une enquête en cours
L’assassinat de l’archimandrite arménien Anania Kojanian, retrouvé mort à son domicile de Bsalim, choque la communauté libanaise. Alors que les autorités enquêtent pour identifier les coupables, ce crime s’inscrit dans un climat d’insécurité croissante au Liban. Si le mobile reste flou, la disparition de sa voiture suggère un vol avec agression. Politiques et religieux appellent à la prudence face aux rumeurs et réclament une action urgente du gouvernement.
Les camps palestiniens au Liban : un nouveau foyer de tensions régionales ?
Les camps palestiniens au Liban, notamment Aïn el-Héloué, sont devenus des foyers d’affrontements meurtriers entre factions rivales. En janvier 2025, de violents combats ont opposé le Fatah à des groupes islamistes radicaux, entraînant des dizaines de morts et des déplacements massifs de population. Ces violences, exacerbées par des ingérences régionales et des trafics d’armes, placent ces camps dans une impasse sécuritaire. Sans intervention politique majeure, ces enclaves risquent de rester des poudrières incontrôlables.
L’armée libanaise face aux défis sécuritaires : quelles limites ?
L’armée libanaise traverse une crise sans précédent. Entre le manque de financement, la montée des milices et la pression aux frontières, elle peine à maintenir la stabilité nationale. Sous la présidence de Joseph Aoun, les forces armées tentent d’obtenir un soutien international, mais les divisions internes et les ingérences étrangères compliquent la situation. Face à un rapport de force inégal avec des factions bien armées, l’avenir de l’institution militaire reste incertain.
Un cortège funéraire du Hezbollah pris pour cible à Sarafand : acte isolé ou...
Un grave incident s’est produit vendredi à Sarafand, au Liban, lorsqu’un homme a délibérément percuté un cortège funéraire du Hezbollah, blessant quatre personnes. Identifié comme Mohammad al-Aqleh, son identité et ses motivations restent floues. Certains médias évoquent un lien avec Daesh ou Ahmad al-Assir, tandis que d’autres le disent libanais et non palestinien. L’armée libanaise enquête sur une possible attaque préméditée, dans un contexte de tensions croissantes entre factions rivales.



















