Antoine Sehnaoui recherché pour soupçons de liens avec Israël
Le procureur général près la Cour de cassation a émis un avis de recherche de trente jours contre Antoine Sehnaoui. La procédure fait suite à l’authentification d’une photographie le montrant à une même table que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’enquête porte sur des soupçons de relations avec Israël et sur une possible violation de la loi libanaise sur le boycott de l’État hébreu.
Fadl Shaker : libération sous controverse
La justice libanaise a approuvé la remise en liberté sous caution de Fadl Shaker dans plusieurs dossiers de sécurité, dont l’affaire Abra. Cette décision ne vaut pas acquittement général, mais elle relance une controverse profonde. L’ancien chanteur, fugitif pendant plus de douze ans à Aïn el-Héloué, nie avoir participé aux violences de 2013. Pour les familles de militaires tués, la sortie de prison reste pourtant difficile à entendre.
Riad Salamé : l’audience reportée
L’audience prévue mercredi dans le dossier Riad Salamé a été reportée après une action engagée contre la juge chargée du volet Forry Associates. Ce dossier porte sur le transfert présumé de 330 millions de dollars de la Banque du Liban vers une société enregistrée aux îles Vierges britanniques. L’ancien gouverneur conteste toutes les accusations. Mais l’affaire reste centrale pour comprendre la crise bancaire libanaise, les enquêtes européennes et la bataille pour récupérer des fonds publics.
Plaintes contre Israël en France et le Liban face au droit
La plainte déposée en France par un Franco-Libanais après la mort de quatre proches dans une frappe israélienne au Liban s’inscrit dans une dynamique plus large. D’autres procédures visent déjà l’armée israélienne en France et dans plusieurs pays européens, au nom de la compétence universelle ou de la protection des victimes binationales. Cette judiciarisation intervient alors que l’accord-cadre entre le Liban et Israël suscite une polémique sur une possible suspension des actions juridiques de Beyrouth.
Liban-Israël : la clause qui inquiète les victimes des crimes israéliens
Une clause de l’accord-cadre Liban-Israël engage les deux parties à cesser les actions hostiles ou défavorables dans les forums politiques et juridiques internationaux. Elle pourrait limiter la capacité de l’État libanais à porter plainte contre Israël pour crimes de guerre ou à soutenir une saisine internationale. Mais elle ne bloque pas automatiquement les victimes, les ONG, les juridictions étrangères ou les États tiers. Le vrai enjeu porte sur la coopération de Beyrouth, la compétence de la CPI et le risque d’une paix construite au prix d’une justice amputée.
Audit judiciaire sur les navires de production d’électricité au Liban
Le premier ministre Nawaf Salam a annoncé que le cahier des charges destiné à lancer un audit judiciaire sur les navires de production d’électricité arrivait à ses dernières étapes. Le document, préparé à la demande du ministère de l’Énergie, comprend une partie spécifique au dossier des navires électriques et une partie générale pouvant servir à d’autres ministères. Le gouvernement présente cette démarche comme un outil de transparence et de suivi du gaspillage dans les administrations publiques.
Tripoli : appel à témoins après la découverte d’une nouveau-née
Une nouveau-née a été retrouvée près du rond-point du stade municipal, dans le secteur de Saqi Tripoli. Les Forces de sécurité intérieure ont diffusé un appel à témoins, sur instruction de la justice compétente, afin d’identifier l’enfant ou l’un de ses proches. Toute personne disposant d’informations est invitée à contacter la brigade de Soueika au 06-423387. L’affaire exige prudence, protection de l’enfant et responsabilité dans la diffusion des informations.
Municipalité de Beyrouth : les soupçons s’alourdissent
La municipalité de Beyrouth est visée par une enquête de la Cour des comptes après des révélations d’Al Akhbar sur des employés aux patrimoines présumés disproportionnés. Le journal cite notamment quinze biens immobiliers, un transfert d’un million de dollars suivi d’un achat immobilier à Paris et cinq millions de dollars sur le compte du fils mineur d’un employé. Le dossier interroge les contrôles internes, les protections politiques et la capacité de la justice financière à remonter toute la chaîne des responsabilités.
HSBC mise en examen dans l’affaire Salamé
La mise en examen de HSBC Private Bank Suisse en France marque une étape majeure dans l’affaire Riad Salamé. La filiale suisse du groupe bancaire est soupçonnée d’avoir facilité le blanchiment de plus de 300 millions de dollars présumés détournés de la Banque du Liban via Forry Associates. Pour les déposants libanais, ce développement déplace l’enquête vers les banques internationales qui auraient permis aux fonds de circuler.
Amnistie : la justice à la carte
Le report de l’amnistie générale révèle la fragilité de la justice libanaise. Présenté comme une réponse aux retards judiciaires et à la surpopulation carcérale, le texte s’est transformé en champ de bataille entre familles de détenus islamistes, réseaux politiques, dossiers de drogue, victimes et noms sensibles comme Ahmad Al Assir. Le Parlement doit désormais choisir entre une loi fondée sur des critères publics et un nouveau marchandage communautaire.
Amnistie générale : le compromis sous tension
Élias Bou Saab affirme qu’une formule acceptable par la majorité parlementaire a été trouvée sur la loi d’amnistie générale. Mais le texte reste flou. Les controverses sont nombreuses : détenus islamistes, Libanais réfugiés en Israël après 2000, trafics de drogue, crimes financiers, droits des victimes et surpopulation carcérale. Le Parlement veut aller vite avant l’Aïd al-Adha, mais il devra prouver que l’amnistie n’est pas un simple compromis communautaire.
Abbas Ibrahim dément tout lien avec Céline Atallah
Abbas Ibrahim a démenti toute relation avec une avocate libano-américaine évoquée dans une campagne en ligne. Le communiqué ne la nomme pas, mais les éléments disponibles renvoient au dossier Céline Atallah, avocate connue pour avoir défendu Amer Fakhoury. L’ancien directeur de la Sûreté générale affirme ne pas la connaître, ne l’avoir jamais rencontrée et dénonce des accusations destinées, selon lui, à porter atteinte à sa réputation.
Fadel Shaker, Assir et l’amnistie en débat
L’amnistie générale revient au Parlement libanais avec une forte charge politique et judiciaire. Le texte doit répondre aux attentes de familles de détenus, notamment islamistes, tout en évitant de heurter les proches de militaires tués. Les dossiers Fadel Shaker, Ahmad Al Assir et Abra montrent la difficulté de distinguer relaxe judiciaire, poursuites encore ouvertes, crimes de sang, détentions prolongées et nécessité d’un cadre juridique clair.
Amnistie, prisons et ligne rouge israélienne
Le débat sur l’amnistie générale au Liban dépasse la seule question carcérale. Il révèle les lenteurs de la justice, la saturation des prisons, les pressions politiques et la nécessité de protéger les victimes. Les députés cherchent un texte large, mais assorti d’exceptions strictes. La collaboration avec Israël reste la ligne rouge centrale, alors que les dossiers de drogue, de détention préventive et de détenus syriens compliquent l’équilibre.




















