L’Hôpital universitaire Notre-Dame du Secours de Jbeil a annoncé la suspension de certains de ses services conformément à l’Assemblée générale du Syndicat des hôpitaux privés, le 7 juillet, à l’exception des services d’urgence, de dialyse, de chimiothérapie et des accouchements.

Cette décision entrera en vigueur dès lundi 13 juillet à moins d’une décision contraire du syndicat.

Les propriétaires d’hôpitaux privés dénoncent les conditions actuelles induites par la dégradation de la valeur de la livre libanaise face au dollar.

Certains comme l’Hôpital Notre Dame de Jounieh ont dû fermer leurs portes dès avril en raison de difficultés financières. À la même époque, le Président du Syndicat des propriétaires d’hôpitaux privés faisait part de la possible faillite de 15 établissements hospitaliers soumis à l’importantes pressions financières alors que les banques libanaises ont également instauré un contrôle des capitaux.
Ainsi en avril, certains établissements n’étaient déjà plus en mesure d’honorer correctement les salaires de son personnel ou encore de pouvoir acheter les produits et équipements médicaux nécessaires à leurs fonctionnements.

Fin main, Sleiman Haroun détaillait les difficultés auxquels les établissements hospitaliers faisaient face:

  1. le coût des charges financières, que les hôpitaux supportent, a doublé en raison du taux de change du dollar américain. Les prix des fournitures médicales soutenues par la Banque du Liban ont augmenté malgré le soutien à hauteur de 25%.
    Pour les produits médicaux qui n’étaient pas couverts, le prix a été au moins triplé.
    De plus, la majorité des commerçants réduisent les délais de paiement à quelques jours seulement ou réclament un paiement immédiat.
    Ces dispositions s’appliquent également aux différents biens courants, comme la nourriture, le nettoyage, la stérilisation, l’entretien, les pièces détachées, etc.,
  2. Les coûts de fonctionnement des hôpitaux ont augmenté d’au moins 50% par rapport à ce qu’ils étaient avant la crise actuelle, en raison des facteurs précédent. Cela a entraîné un déséquilibre majeur de leur équilibre financier. 
  3. Le taux d’occupation des hôpitaux a diminué en raison de la crise de Corona de 50%, ce qui a entraîné une baisse de moitié des revenus. 
  4. Les hôpitaux ne sont plus en mesure de continuer à subir des pertes importantes résultant de l’écart important entre leurs coûts d’exploitation et les tarifs actuellement en vigueur. 
  5. Les hôpitaux n’ont pas encore reçu les paiements promis, bien qu’ils aient obtenu les fonds nécessaires pour cela. 

Le 16 juin dernier, il accusait également les importateurs de ne pas respecter les accords conclus:

les importateurs de fournitures médicales ayant eu recours à l’émission de leurs factures en dollars américains. Ils insistent à ce qu’une partie des montants réclamés soit payée en dollars. Généralement 15% voire 25% doivent être ainsi honorées en dollars à un taux de change qui dépasse désormais 7 000 LL/USD au marché noir. Certains produits médicaux ne sont pas couverts par le soutien de la Banque du Liban, rappelle le syndicat qui indique par conséquent ne pas bénéficier de dollars subventionnés. Cette situation amène la plupart les hôpitaux à ne plus pouvoir effectuer la plupart des actes chirurgicaux, faute de matériel. 

Par ailleurs, le syndicat des hôpitaux rappelle que la tarification actuelle a été mise en place sur la base d’un taux de change de 1500 LL/USD depuis plus de 20 ans. 

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