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Le syndicat des importateurs d’équipements médicaux s’en est vivement pris aux banques libanaises, accusées d’avoir saisis leurs fonds, allusion à l’instauration d’un contrôle informel des capitaux en novembre 2019, mais également à la Banque du Liban qui ne respecterait pas ses engagements.

Ainsi la BDL ne subventionnerait pas les achats au taux de change officiel soit 1507 LL/USD, contrairement aux circulaires qu’elle avait pourtant publié.

Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban avait annoncé devoir prochainement cesser de subventionner l’achat des produits de première nécessité, farine, carburants avec l’apparition de pénurie cette semaine mais également médicaments ou équipements médicaux d’ici un mois en raison de la chute des réserves monétaires obligatoires.

Ainsi si les réserves monétaires atteignent désormais 18 milliards de dollars contre 30 milliards de dollars, il y a à peine 1 an, 17 milliards de dollars sont non mobilisables puisqu’il s’agirait de réserves obligatoires, donc les dépôts de particuliers via les banques libanaises. Cette somme ne pourrait pas être dépensée pour poursuivre le programme de subvention

« Nous ne demandons la pitié de personne », poursuit le syndicat, qui estime qu’il s’agit de ses fonds, accusant par ailleurs les autorités et les parlementaires d’avoir participé à cette crise. Un texte de loi aurait ainsi été soumis au comité parlementaire de la santé publique et qu’il est toujours dans les tiroirs des députés.

Les subventions ne doivent pas être annulées. Si cela s’avère être le cas, la population sera à leurs portes (des députés) et non aux portes des hôpitaux

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