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Le Président de la République Française Emmanuel Macron qui s’est personnellement impliqué dans le dossier libanais depuis l’explosion du port de Beyrouth a successivement appelé différents dirigeants libanais dont son homologue libanais, le général Michel Aoun.

Emmanuel Macron a ainsi appelé le Général Aoun à mener tous les efforts nécessaires pour arriver à un résultats positifs. Il s’est également entretenu avec le Président de la Chambre Nabih Berri puis l’ancien Premier Ministre Saad Hariri à ce même sujet.

Le Président de la République Française a ainsi assuré que Paris n’a pas suspendu l’initiative pour l’heure, en dépit d’un délai qui s’est achevé mercredi dernier.

La France espère toujours voir être constitué un nouveau gouvernement dans les plus brefs délais alors que le Premier Ministre désigné Mustapha Adib s’est donné jusqu’à dimanche pour mener une série de consultations visant à parvenir à un compris.

Pour l’heure, les efforts locaux et internationaux butent toujours sur l’exigence de Nabih Berri à obtenir le ministère des finances, un portefeuille qu’il souhaite exclu du processus de rotation des ministères régaliens. Il est également soutenu dans cette position par le mouvement chiite Hezbollah, alors que l’ensemble des autres politiques se sont prononcés en faveur de cette rotation entre ministères des finances, de la défense, de l’intérieur et des affaires étrangères.

Ainsi, Amal et le Hezbollah souhaiteraient pouvoir nommer le prochain titulaire du ministère des finances et ainsi en conserver le contrôle suite à l’annonce, la semaine dernière, de Washington d’instituer des sanctions économiques contre l’ancien ministre des finances et bras-droit du Président de la Chambre Nabih Berri, à savoir Ali Hassan Khalil. 

Le Ministère des Finances est en effet un maillon essentiel dans le programme des réformes à mettre en place ainsi que dans le cadre de la restructuration du système financier et même de l’Electricité du Liban. Par le passé déjà, Nabih Berri avait pris comme prétexte les volets confidentiels des accords de Taëf pour prétendre que ce ministère revient de droit à la communauté chiite. Cependant, ce texte demeure pour l’heure inconnu et dans les mains seules de l’ancien président de la chambre Hussein Husseini.

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