Alors que le secrétaire d’état américain aux Affaires Etrangères Mike Pompeo a débuté une tournée au Moyen-Orient, le Président Américain Donald Trump a estimé qu’il serait temps pour les USA de reconnaitre la « souveraineté israélienne totale » sur le Golan, territoire qui seront les frontières reconnues internationalement reviendrait à la Syrie.

Ces propos font échos à la reconnaissance par les USA de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre 2017.

Le Président Américain avait également demandé le déménagement de l’ambassade américaine précédemment située à Tel Aviv. La communauté internationale a pratiquement unanimement condamné ce geste du Président Américain, la Chine et la Russie s’inquiétant des répercussions régionales au Moyen-Orient et des risques de conflits.

Depuis le Consulat Américain à Jérusalem, qui s’occupait de la liaison avec l’Autorité Palestinienne a été fermé sur ordre de Donald Trump.

La reconnaissance de la souveraineté israélienne pourrait par conséquent encore plus menacer le rôle de médiateur des USA à l’avenir puisqu’elle contrevient aux résolutions internationale dont la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Pour rappel

Un plateau stratégique annexé par Israël en 1981

Le plateau du Golan est un territoire syrien occupé et administré par Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967. Zone stratégique, il permet le contrôle de la plupart des sources alimentant le lac de Tibériade et du Jourdain.

Il fait partie des Territoires occupés par Israël faisant l’objet de la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies appelant au retrait des troupes syriennes. Cependant il a été annexé unilatéralement en 1981 par l’état hébreu.

Ce territoire occupé est habité par environ 30 000 colons Israéliens et 22 000 Druzes.

Il faisait parti des territoires à échanger dans le cadre des négociations Paix contre Terre.

Le Liban est également concerné par la question, par la présence des fermes de Chébaa, zone dont la souveraineté est contestée par la Syrie, le Liban et Israël.

La Syrie et Israël considèrent en effet cette zone comme faisant parti du Golan Syrien.