Après certaines critiques au plus haut niveau à leur encontre, la chambre de commerce de Beyrouth réplique, dénonçant les attaques « répétées et injustifiées par des entités officielles contre des commerçants ». Ils estiment qu’il s’agit de les blâmer face aux déficits publics et de les désigner comme étant « cupides et exploitants la misère actuelle » et les exposant à la vindicte populaire, » négligeant le rôle pionnier, positif et constructif que ce secteur a toujours joué aux niveaux économique, social et culturel du pays »

Ce communiqué intervient alors que le Premier Ministre Hassan Diab, le Ministre de l’économie Raoul Nehmé, ont accusé certains commerçants d’être à l’origine d’une importante hausse des prix, ces dernières semaines. Cette hausse serait plus importante que celle liée au taux de change, soulignent certaines sources.

L’association des commerçants de la ville de Beyrouth estime que ses membres sont les premières victimes des politiques financières et monétaires, « aujourd’hui en faillite ». Elle estime que l’adoption d’un mécanisme visant à conserver la parité officielle pour l’importation de produits de base ou encore le contrôle des capitaux unilatéralement instauré par les banques libanaises les met dans l’obligation de recourir au marché noir afin d’obtenir les dollars nécessaires à la poursuite de leurs opérations, décrites comme « un devoir national, afin d’assurer la sécurité alimentaire de la population » en dépit des crises économiques ou celles liées au coronavirus.

Les autorités officielles, poursuit le communiqué, devaient saluer les efforts considérables déployés par le secteur commercial, une composante essentielle de l’économie. Celui-ci serait le seul à maintenir une activité économique ininterrompue et à préserver ses employés, leurs salaires et leurs moyens de subsistance et à payer les impôts. Les commerçants soulignent que les activités de dédouanement, de transport, des banques, des assurances ou encore les médias s’effondrent actuellement en raison de la crise.

Ils estiment également que l’état n’est pas en mesure de sécuriser le système financier ou de mettre fin à la dégradation de la parité entre la livre libanaise et le dollar, un facteur qui « se répercute sur les prix à la consommation ». Ils déplorent également que les autorités libanaises peinent à diminuer les taux d’intérêts des banques.

Aussi, selon le communiqué, l’attitude des autorités aurait « des conséquences désastreuses et menacera sans aucun doute le maintien de la chaîne d’approvisionnement ».

Ils poursuivent réagissant aux rumeurs faisant état d’une limitation de l’approvisionnement en billets verts à quelques centaines de dollars seulement. Cette mesure pourrait conduire la majorité des importateurs et distributeurs, hors du marché et mettre au chômage des milliers de personnes.

L’association appelle donc le ministère de l’économie à une réunion urgente pour remédier à la situation avant qu’il ne soit trop tard et discuter des moyens de garantir les éléments minimaux pour la résilience du secteur commercial.

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1 COMMENTAIRE

  1. Quand le linge est trop sale , il ne se lave plus en famille.
    Il est d’ultime nécessité a ce qu’il soit lavé en public.
    Le linge repassé finira comme d’habitude par être rangé dans les armoires de l’indifférence.
    Peut être faut il courir vers des pays étrangers pour connaitre la marque du savon employé au Liban.

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