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S’exprimant sur les ondes de France Inter, le ministre des affaires étrangères et de l’Europe Jean-Yves le Drian a estimé que le Liban coule alors que ses dirigeants continuent à tergiverser concernant les réformes nécessaires au déblocage de l’aide économique promise par la communauté internationale.

“Nous sommes presque à bord du Titanic mais sans l’orchestre”, estime Jean-Yves le Drian avant de décrire la situation par laquelle passe le pays des cèdres.

Chacun est dans son rôle dans cette affaire” (…)
Le problème, c’est que quand un pays est au bord de la détresse, et que ce pays est un pays ami avec qui nous avons des liens forts, nous sommes de la famille, très proches les uns des autres, quand ce pays-là se refuse à toute réforme alors qu’il est alors en train de sombrer, et quand on sait que la moitié de ce pays a une population au-dessous du seuil de pauvreté, et que ce même pays vient nous demander de l’aide internationale, nous avons réuni une conférence pour demander qui voulait aider le Liban.
On a obtenu 11 milliards d’euros, mais à la condition que les réformes se passent.
Les Libanais doivent assurer des réformes (…), et la France doit ensuite aider à la reconnaissance de ces réformes par la communauté internationale

Emmanuel Macron au chevet du Liban

Ces propos sont tenus moins d’une semaine après la venue du Président Français Emmanuel Macron que Jean Yves le Drian accompagnait sur place alors que, de source médiatique, on indique que la Présidence de la République insisterait sur la formation d’un gouvernement politico-technocrate de 24 membres.

Des contacts seraient ainsi entrepris par les partis politiques avec le Premier Ministre désigné Mustapha Adib qui préfère, pour sa part, un cabinet réduit de 14 à 16 membres. Mustapha Adib souhaiterait également voir une équipe composée de personnes indépendantes des partis politiques.

Une nouvelle conférence devrait être tenue à Paris, mi-octobre, avait annoncé le Président de la République Française depuis le Liban où il se trouvait à l’occasion du centenaire de la proclamation du Grand Liban.

Cependant, Emmanuel Macron a été clair et donné aux partis politiques libanais, une feuille de route avec les premières réformes à mettre en place d’ici un maximum de 6 semaines.

Concernant le Hezbollah, il appelle le Liban à mettre en place la politique de dissociation du Pays des Cèdres par rapport aux conflits régionaux.

“Il y a le Hezbollah comme groupe militaire, que l’Union Européenne considère comme étant un mouvement terroriste. Vous avez le Hezbollah politique qui est un groupe libanais élu”.

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