Le Numéro 2 du Hezbollah, le Cheikh Naïm Kassem.
Le Numéro 2 du Hezbollah, le Cheikh Naïm Kassem.
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Commentant l’annonce du retrait d’Alvarez & Marsal qui devait mener l’audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban, le numéro 2 du mouvement chiite Hezbollah Cheikh Naïm Kassem a estimé que les justifications invoquées pour échouer à l’audit médico-légal dans les états financiers de la banque centrale sont inacceptables », allusion indirecte au refus des autorités bancaires à répondre aux questions du cabinet.

Le responsable a également souligné l’importance que soit mené un audit juricomptable de la Banque du Liban, estimant l’enquête prioritaire et nécessaire face à la crise économique que traverse actuellement le Liban.

Pour rappel, cet audit est considéré comme étant nécessaire au chiffrage des pertes de la Banque du Liban et au-delà du système financier local, une des conditions préalables au déblocage de l’aide économique de la communauté internationale.

Le rôle même du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, est mis en question à plusieurs titres, avec la politique de maintien de la valeur de la parité de la livre libanaise depuis 25 ans, une politique couteuse pour les réserves monétaires, ou encore les opérations d’ingénierie financières menées ces dernières années qui ont servi à générer des profits pour les établissements bancaires privés reversés sous forme de dividendes à leurs actionnaires au lieu d’être réinvestis pour stimuler l’économie locale.

Aussi, le gouverneur de la Banque du Liban aurait abusé des déclarations de profit fiduciaire pour maquiller les pertes de la BdL en profits. Aussi, près de 6 milliards de dollars auraient ainsi été virtuellement créés en 2018 selon un rapport d’audit confidentiel qui avait pourtant été rendu public au d’enregistrer des pertes. Certaines sources vont même désormais à estimer les pertes de la BdL à plus de 49 milliards de dollars.

Cet audit avait également été exigé par le Fonds Monétaire International après que d’importantes divergences soient apparues entre gouvernement libanais, commission du budget et des finances et association des banques du Liban. Si le FMI et le gouvernement libanais estimaient tous deux les pertes dépassant les 241 000 milliards de livres libanaises soit 100 milliards de dollars, l’association des Banques du Liban avait activé ses relais parlementaires. La commission parlementaire du budget et des finances avait alors sous-estimé les pertes à 82 000 milliards de libres libanaises.

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