Le Liban s’enfonce dans la crise politique ouverte alors qu’aucun progrès n’est constaté sur le plan de la formation du gouvernement et que la situation entre la Présidence de la République et le Premier Ministre désigné Saad Hariri s’est brusquement dégradée ces derniers jours.

Pour l’heure, aucun progrès n’est constaté sur le plan de la formation du prochain cabinet, les 2 hommes campant sur leurs positions respectives, à savoir concernant la nomination des ministres chrétiens du prochain cabinet – chose accordée aux partis chiites et alors que le Premier ministre désigné devrait également nommer les ministres sunnites – et les postes clés du ministère de l’intérieur et de la justice, tous les 2 demandés par la Présidence et refusés par Saad Hariri, des ministères dont les prérogatives pourraient être déterminantes dans le cadre des enquêtes qui devraient être menées concernant le détournement de fonds publics ou encore le rôle joué par le gouverneur de la Banque du Liban dans la crise économique actuelle.

Si le Courant Patriotique Libre accuse Saad Hariri de vouloir marginaliser le camp chrétien, le Courant du Futur accuse, pour sa part, Gébran Bassil de discours sectaire et d’agir via son beau-père et indique qu’il refuse de se retirer comme le suggèrent certaines sources.

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