Deux jours après le discours du Président de la République française accusant tous les partis politiques mais aussi plus particulièrement le Hezbollah et le mouvement Amal du blocage du processus de formation du nouveau gouvernement, ce dernier a publié un communiqué, soulignant “sa surprise face à ces accusations”.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait accusé les 2 mouvements chiites, estimant qu’ils avaient décidé de ne rien changer au Liban, évoquant également une trahison collective des dirigeants libanais dont fait partie Nabih Berri comme Président de la Chambre.

Les 2 mouvements ont refusé de renoncer au ministère des finances provoquant l’échec des négociations en cours et amenant le premier ministre désigné à la démission.

Le mouvement Amal estime ainsi que ces propos n’aident pas à permettre la réalisation de la feuille de route française, qui reste toujours valable selon lui. Cette déclaration souligne que le mouvement Amal aurait soutenu la formation du prochain cabinet et rappelant que le président de la Chambre Nabih Berri avait appelé au dialogue interne et à la création d’un État laïc.

Cependant, selon le communiqué, le mouvement chiite estime qu’il s’agit également de ne pas renoncer aux résultats des élections parlementaires de 2018 et des positions des blocs parlementaires présents.

Il a également critiqué indirectement l’ancien premier ministre Saad Hariri, l’accusant de souhaiter oeuvre au travers le Premier ministre désigné pour former un gouvernement et définir les conditions telles que rotation des portefeuilles et nominations qui servent ses intérêts.

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