Lors de son sermon dominical, le patriarche maronite Béchara Boutros Rahi s’en est vivement pris à “certains juges ressent de plus en plus en plus de soupçons sur le système judiciaire en participant à l’entrave, à la suspension ou au gel de l’enquête sur l’attentat du port de Beyrouth ou en remettant en question le travail du juge d’instruction”.

Le prélat faisait ainsi allusion au juge Habib Mezher – considéré comme proche du Hezbollah et du mouvement Amal – qui s’est saisi du recours de l’ancien ministre des transports Youssef Fenianos contre le juge d’instruction Tarek Bitar. Jusqu’à présent, 15 recours contre le juge d’instruction avaient été ainsi écartés par la cour de cassation présidée par le juge Nassib Elia et qu’ont aurait demandé à faire retirer pour le remplacer. Ces derniers avaient été présentés par l’ancien ministre des finances, Ali Hassan Khalil, des travaux publics, Ghazi Zoaiter, deux proches du président de la chambre Nabih Berri, et par l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk, proche de Saad Hariri. Ces 3 hommes tentent ainsi d’obtenir le déferrement du dossier devant la haute cour de justice, composée de députés, en raison, de l’immunité parlementaire dont ils jouissent ce que craignent les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth.

Le patriarche a ainsi également dénoncé “certains juges transforment le système judiciaire en places partisanes et sectaires, en particulier dans les affaires portuaires et Ain al-Remmaneh”, accusant indirectement le juge militaire Fadi Akiki qui était jusqu’à demander d’interroger le dirigeant des Forces Libanaises Samir Geagea, dans le cadre de cette enquête, d’être proche du mouvement Amal et du Hezbollah.

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