Salim Sfeir, Président de l’Association des Banques du Liban, a invité les hommes politiques libanais à ne pas interférer dans le système bancaire. Il reviendrait, selon lui, à la Banque du Liban, de réguler ce secteur d’activité. Ces propos ont été publiés par le Financial Times.

Ces propos interviennent également alors que le Président de la République, le Premier Ministre et le ministre des finances ont évoqué une restructuration du système bancaire largement impacté par la dette publique. Il serait ainsi question de fusions, de liquidation mais aussi de faillites de certains établissements.

Selon Salim Sfeir, les eurobonds constituaient la seule source de devises du secteur financier à court d’argentestimant que les prêteurs locaux, dont les banques font partis, avaient déjà “utilisé les dépôts” et étaient donc contraints de vendre les obligations. Il répondait ainsi aux accusations selon lesquelles, les banques libanaises avaient vendu des volumes importants à des fonds vautours pour obliger l’état à ne pas se mettre en état de défaut de paiement. Pour rappel, le gouvernement Hassan Diab a cependant décidé de la mise en état de défaut de paiement, après ne pas avoir pu rembourser les 1.2 milliards de dollars d’eurobonds arrivés à échéance le 9 mars dernier. Le Premier Ministre avait estimé nécessaire une restructuration de l’importante dette publique, – 92 milliards de dollars fin janvier pour un PIB estimé à 50 milliards de dollars fin 2019 -.

Pour rappel, les banques libanaises sont accusées de collusion avec la classe politique, vue comme étant corrompue par la population. Accusées d’avoir permis des transferts de fonds importants depuis octobre, en dépit de l’instauration d’un contrôle des capitaux, 20 banques libanaises dont Bank of Beirut, dirigée par Salim Sfeir, ont vu leurs actifs être gelés ainsi que ceux de leurs dirigeants.

Salim Sfeir a accusé le secteur public de mauvaise gestion ayant amené à la crise de liquidité qui induit le contrôle des capitaux. Il a également estimé que les eurobonds vendus par les banques pour obtenir des liquidités l’ont été à perte.

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