Le centre ville de Dubai. Crédit Photo: Pixabay
Le centre ville de Dubai. Crédit Photo: Pixabay

Les Emirats Arabes Unis ont indiqué avoir levé l’interdiction faite à leurs ressortissants à se rendre au Liban suite à la visite du Premier Ministre Libanais Saad Hariri. Cette mesure devrait entrer en vigueur dès demain.

Sur place, le Premier Ministre Saad Hariri s’était entretenu avec le prince héritier, le cheikh Mohammed bin Zayed al-Nahyan. Les Emirats, annoncent certaines sources, pourraient également souscrire à la prochaine émission d’obligations libanaises.

Pour rappel, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït avaient appelé le 9 novembre 2017, leurs ressortissants à quitter le Liban en raison de la situation, lors que le Ministre saoudien en charge des relations avec les Pays du Golfe, Thamer al-Sabhan, avait mis en garde le Hezbollah et l’Iran. Le royaume saoudien avait alors obtenu, suite à des pression, la démission du premier ministre Saad Hariri, le 4 novembre 2017.
Toujours en novembre 2017, le Royaume Saoudien avait accusé l’Iran d’avoir mis la main sur le Pays des Cèdres via le Hezbollah. Riyad estimait que le mouvement chiite contrôlait les institutions libanaises, les banques et les ports libanais. Il sera suivi par des avertissements identiques du Koweït et de Bahreïn. Riyad avait annoncé dans la foulée la suspension d’une aide militaire de 4 milliards de dollars à destination de l’Armée Libanaise en réponse à l’opposition du Ministre des Affaires Étrangères Gébran Bassil de désigner le Hezbollah, considéré comme le bras iranien de la région, comme organisation terroriste lors d’un congrès de la Ligue Arabe. À ce même congrès, Beyrouth s’était également opposé à la suspension de la Syrie au sein de la même Ligue. 

Pour rappel

Un changement d’approche des Pays de la Péninsule Arabique en raison des changements de stratégie

Depuis, la situation avait quelque peu évolué. Dès le mois de février 2019, l’Arabie Saoudite avait alors levé l’interdiction faite à ses ressortissants à se rendre au Liban. Le Royaume devrait être suivi dans sa démarche par d’autres états du Golfe et de la Péninsule Arabique.

Il s’agirait, pour les pays arabes, de soutenir l’économie libanaise, gravement touchée par la crise économique et de prendre en considération les changements géostratégiques actuels, notamment en Syrie où le régime semble avoir gagné la guerre civile. Aussi, il se pourrait paradoxalement que les Pays du Golfe Arabique souhaiteraient ainsi, à la fois, contrebalancer l’influence politique grandissante de l’Iran au Liban via des aides économiques et également celle de la Turquie qui s’apprête à lancer une opération militaire dans le Nord de la Syrie, afin de ne pas perdre pied dans la région du Proche Orient.

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