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Comme annoncé à l’issue du processus de mise en fonction du gouvernement Hariri III, l’Arabie Saoudite a levé l’interdiction faite à ses ressortissants à se rendre au Liban. Le Royaume devrait être suivi dans sa démarche par d’autres états du Golfe et de la Péninsule Arabique.

Cette annonce a été effectuée ce mercredi par l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid al-Bukhari suite à une rencontre entre ce dernier, le Premier Ministre Libanais Saad Hariri, désormais en exercice et l’envoyé spécial de la Cour Royale, Nizar al-Aloula au Grand Sérail. Les 2 hommes avaient précédemment rencontré le Président de la République, le Général Michel Aoun et le Président de la Chambre, Nabih Berri.

Walid al-Bukhari a notamment cité l’amélioration de la sécurité du Pays des Cèdres et le fait d’avoir reçu des assurances à ce sujet.

Pour rappel, l’Arabie Saoudite avait mis en garde ses ressortissant contre tout voyage au Liban, il y a 15 mois. Il s’agirait aujourd’hui pour le Royaume d’aider à relancer l’économie libanaise durement touchée par la crise.

Compte tenu du fait que les raisons sécuritaires qui avaient imposé à l’Arabie saoudite à mettre en garde ses citoyens concernant le Liban n’existent plus, et sur la base des assurances que le royaume a reçu du gouvernement libanais concernant la stabilité de la situation sécuritaire et de son souci permanent de Pour la sécurité des citoyens saoudiens, le royaume d’Arabie saoudite lève son avertissement au au Liban, qu’ils viennent d personnes qui désirent se rendre au Liban qu’ils soient saoudiens ou d’ailleurs
Walid al-Bukhari

L’Ambassadeur Saoudien a également annoncé la mise en place d’un comité libano-saoudien pour développer les relations bilatérales entre les 2 pays, “d’une manière institutionnelle” a-t-il précisé.

Une normalisation de la relation entre l’Arabie Saoudite et le Liban qui s’était brusquement dégradée en 2017.

La situation diplomatique entre les 2 pays s’était également aggravée en novembre 2017 suite à l’affaire de la démission du Premier Ministre Saad Hariri depuis Riyad. Beyrouth accusait alors le Royaume d’avoir kidnappé le Premier Ministre et de le séquestrer.

Saad Hariri était alors revenu sur sa décision, suite à une médiation du Président Français Emmanuel Macron.

Toujours en novembre 2017, le Royaume Saoudien avait appelé ses ressortissants à quitter le Liban, accusant l’Iran d’avoir mis la main sur le Pays des Cèdres via le Hezbollah. Riyad estimait que le mouvement chiite contrôlait les institutions libanaises, les banques et les ports libanais. Il sera suivi par des avertissements identiques du Koweït et de Bahreïn.

Riyad avait annoncé dans la foulée la suspension d’une aide militaire de 4 milliards de dollars à destination de l’Armée Libanaise en réponse à l’opposition du Ministre des Affaires Étrangères Gébran Bassil de désigner le Hezbollah, considéré comme le bras iranien de la région, comme organisation terroriste lors d’un congrès de la Ligue Arabe. À ce même congrès, Beyrouth s’était également opposé à la suspension de la Syrie au sein de la même Ligue.
Ces divisions sont réapparus lors du Congrès de la Ligue Arabe qui s’est déroulée à Beyrouth, le mois dernier. Seul l’Émir du Qatar et le Président Mauritanien avaient alors fait le déplacement au Liban.

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