Après l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont appelé ce jeudi 9 novembre, leurs ressortissants à quitter le Liban en raison de la situation actuelle, sans donner plus de précisions.

Le Ministre Koweitien des Affaires étrangères a appelé ses compatriotes à quitter immédiatement le Pays des Cèdres et a déclaré espérer que les libanais surmonteront prochainement cette période décrite comme critique pour leur pays.

Plus tôt, l’agence de presse saoudienne officielle a confirmé la demande des autorités à ce que ses citoyens présents au Liban quitte « le plus tôt possible » le Pays des Cèdres.

Les Saoudiens « en état de guerre » avec le Liban

Le 7 novembre 2017, le Ministre saoudien en charge des relations avec les Pays du Golfe, Thamer al-Sabhan, a également mis en garde le Hezbollah et l’Iran. Il a indiqué que le Premier Ministre démissionnaire Saad Hariri a été informé des derniers développement lors de sa rencontre ce lundi avec le Roi Salmane.

Le Ministre a estimé que l’Arabie Saoudite traitera désormais le Liban comme un état avec lequel le Royaume est en guerre en raison de l’influence du Hezbollah sur les décisions prises par le gouvernement libanais, accusant ce dernier d’être à l’origine de tous les actes terroristes le visant.

« Les Libanais doivent choisir entre la Paix et la soumission au Hezbollah », a-t-il poursuivi, estimant que la démission de Saad Hariri l’honore. « Le Liban est tenu en otage par le Hezbollah et l’Iran et les Libanais ont la capacité à mettre fin aux violations du Hezbollah », a conclu le diplomate.

Cette crise intervient alors que le Premier Ministre Libanais Saad Hariri a démissionné le 4 novembre de son poste depuis l’Arabie Saoudite. Dans son discours, diffusé par la chaîne de télévision Al Arabiya, ce dernier avait dénoncé la mainmise, selon lui, de l’Iran sur le Pays des Cèdres et sur la région. Il a également accusé le Hezbollah de s’être imposé par les armes sur la scène politique libanaise. Ce discours est cependant vu au Liban comme ayant été dicté par les autorités saoudiennes. Certains accusent même le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane avoir été présent lors de ce discours.

Au Liban toujours, beaucoup accusent Riyad d’avoir contraint le premier ministre à la démission et de le détenir ainsi que sa famille, alors que les autorités saoudiennes ont entamé une véritable purge contre les proches de l’ancien Roi Abdallah alors que se prépare la succession du Roi Salmane.

Pour rappel

Liban, attention Ingérence d’Alain Ménargues