L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés
L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés

La Banque du Liban souhaite attirer des fonds déposés à l’étranger afin de renforcer ses réserves monétaires qui ont baissé de 6 milliards de dollars au cours des derniers mois.

Cela concernerait plus particulièrement les banques commerciales libanaises qui devront proposer un nouveau programme d’investissement aux fonds ayant été placés à l’étranger via des Eurobonds d’une période de maturité située entre 3 à 5 ans et offrant un important taux d’intérêt. Des prêts à taux réduits en livre libanaise, de l’ordre de 2%, seront également proposés aux établissements bancaires qui déposeront une somme similaire libellée en devise étrangère auprès de la Banque Centrale.

Pour cela, la Banque du Liban pourrait choisir de vendre 5.5 millions d’obligations libellées en devise étrangère aux banques qui souhaiteraient les acheter.

La BDL vise ainsi faire rapatrier une partie des 9 milliards de dollars de fonds appartenant à des banques et de leurs clients libanais suite à la dégradation de la situation économique locale.

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, avait confirmé la baisse du cash inflow lors des premiers mois de l’année 2019 alors que ce paramètre est sous surveillance de la part certains responsables de fonds qui devraient être investis dans le cadre du programme CEDRE. Il avait également écarté tout risque de dévaluation de la Livre Libanaise.

À la clé, une hausse des réserves monétaires qui ont été largement imputées par la situation de crise mais également une amélioration théorique de la notation du Liban auprès des agences comme Moody’s, Fitch ou Standard & Poor’s.
Cependant, certains experts estiment risqué ce scénario, puisque ces agences avaient largement déjà critiqué la politique monétaire peu conventionnelle de la part de la Banque du Liban et dégradés par conséquent les notes des obligations libanaises déjà émises.

Cette politique contredit également quelque peu les propos des autorités libanaises qui indiquaient vouloir, dans le cadre du programme d’aide CEDRE, réduire plutôt les taux d’intérêts accordés pour les obligations libanaises au lieu de les augmenter.

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