Les négociations concernant le tracé des frontières libanaises, à la fois terrestre et maritime, débuteront d’ici 2 semaines, au siège de la FINUL à Naqoura au Sud Liban.

Les Nations Unis hébergeront donc les négociations, une des demandes clés des autorités libanaises, alors que les Etats-Unis en seront les médiateurs. Pour l’heure, on ignore si ces négociations se feront directement entre délégations libanaises et israéliennes dans la même pièce ou si les 2 délégations seront dans des pièces différentes avec des allé-retours des médiateurs.

Selon le quotidien Al Joumhouria, la délégation libanaise sera composée de militaires. Elle jouira d’une couverture politique.

Cette procédure fait suite à l’acceptation, par Tel Aviv, des propositions libanaises véhiculées sur la tenue de négociations concernant les frontières maritimes avec un mécanisme identique à celui qui a délimité les frontières terrestres suite au retrait de ses troupes du Sud en 2000, par le sous-secrétaire d’état américain en charge du Moyen-Orient, David Satterfield.

Ce dernier est retourné au Liban ce mardi ou il a rencontré le Président de la République, le Général Michel Aoun, le Président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier Ministre Saad Hariri et le Ministre des Affaires Etrangères, Gébran Bassil.

Selon le Président du Parlement, seule divergence entre Beyrouth et Tel Aviv, le Liban demandera ainsi que les négociations aient lieu sans délai précis alors que l’état hébreu proposerait qu’un délai de 6 mois soit instauré pour conclure ces négociations.

Ces négociations visent à éviter un conflit entre les 2 pays alors que Beyrouth et Tel Aviv envisagent tous 2 l’exploitation des richesses pétrolières et gazières potentielles dans leurs zones économiques respectives.
Cependant, les revendications des uns et des autres pourrait décourager cette exploitation.

Le dernier conflit entre les 2 pays est intervenu en 2006 et s’est achevé avec l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

La surprise concernant la démarcation des frontières terrestres

L’acceptation par Israël de négocier quant-aux frontières terrestres constitue en effet une surprise.

Plusieurs points litigieux existent entre les 2 pays, séparés par la ligne bleu, ligne de démarcation établie suite au conflit de 1948, la frontière reconnue internationalement étant la ligne Paulet Newcombe de 1923.

Pour plus de précisions

Ainsi, les fermes de Chébaa pourraient constituer le point d’achoppement principal entre les 2 pays. Selon l’état hébreu, elles font parties de ce plateau annexé en 1981 par Israël et dont la souveraineté israélienne a été reconnue par le Président Américain Donald Trump.

À l’issue du retrait israélien de mai 2000, les Nations Unis ont également considéré ce territoire comme faisant partie de la Syrie, alors que les habitants de la région possèdent des biens depuis l’époque ottomane de ce territoire enregistrés auprès du cadastre de Saïda, au Sud Liban et estiment, avec le Liban, ce territoire comme appartenant au Pays des Cèdres.

Les autorités libanaises indiquent être en possession de cartes dont certaines issues des autorités mandataires françaises montrant que ce territoire leur appartient.

Outre les fermes de Chébaa, Beyrouth accuse Israël de toujours occuper une partie de son territoire, dont les fameuses collines de Kfarshouba, la partie libanaise du village de Ghajar village à l’origine occupé par des personnes appartenant à la communauté druze syrienne et qui s’est développé pour 1/3 de sa superficie actuelle en territoire libanais à la faveur de l’occupation du Sud Liban de 1978 à 2000. Ces derniers ont été depuis naturalisés israéliens.

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