Pierre Duquesne en visite au Palais Présidentiel de Baabda. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Pierre Duquesne en visite au Palais Présidentiel de Baabda. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Pierre Duquesne, envoyé spécial auprès du Liban pour l’application du programme de réforme économique CEDRE, se serait montré quelque peu pessimiste quant aux capacités du Liban à appliquer les réformes économiques nécessaires à la mise en place de ce plan.

Selon le journal Al Joumhouria, Pierre Duquesne devrait revenir au Liban fin mars, pour juger du sérieux des autorités libanaises.

Cette information intervient alors que ce dernier était déjà venu au Pays des Cèdres la semaine dernière.

Il y a rencontré le Président de la République, le Général Miche Aoun ainsi que le Premier Ministre Saad Hariri.

La France, estime-t-il, doit sentir la volonté de mettre en place un plan de réformes économiques, monétaires et fiscales ainsi que de lutte contre la corruption qui ravage les administrations publiques, faute de quoi le versement des fonds promis par la communauté internationale pourrait être compromis

Pour rappel, la communauté internationale s’était engagée à soutenir l’économie libanaise à hauteur de 11 milliards de dollars, essentiellement sous forme de prêts à taux réduits. Il s’agira notamment de permettre au Liban de remettre à niveau ses infrastructures publiques et privées, notamment dans le domaine de l’électricité, de la gestion des ordures et des égouts, et des télécoms.

Par ailleurs, le journal indique des diplomates hollandais ont également estimé que l’état libanais n’a pas montré volonté suffisante à la mise en place de ce plan. Parmi les raisons invoquées, le fait que « la même vieille équipe de politiciens est toujours au pouvoir et cuisinera le même plat ».

Cet avis serait également partagé par l’Allemagne.

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