Errare Humanum Est, Perseverare Diabolicum, comme dit l’adage. Au Liban, on fait des erreurs et on est prêt à les recommencer, quitte à ce que cela puisse nous couter cher. 

Après la conclusion des accords du Caire en 1969 mais surtout après Septembre Noir, nommé ainsi, suite à l’opération militaire jordanienne contre les milices palestiniennes en septembre 1970, 200 miliciens principalement du Fatah avaient trouvé refuge au Liban. Ils formeront ainsi le noyau dur des milices palestiniennes qui agira durant les premières phases de la guerre civile libanaise à partir d’avril 1975. Il suffit donc de peu pour provoquer le pire au Pays des Cèdres: 100 000 morts et des dizaines de milliers de disparus, un coût en vie non négligeable et l’exode d’une partie importante de sa population. 

Le Liban aujourd’hui croule sous le poids d’une importante communauté de réfugiés syriens suite à cette guerre civile qui a débuté en 2011. Plus d’un million et demi selon les autorités elles-mêmes, moins d’un million selon les institutions internationales donc le HRC (Haut Commissariat aux Réfugiés). Cette présence provoque, outre la fatigue des populations locales en raison de frictions et des pressions économiques, de nombreux problèmes: Ainsi, les autorités publiques estiment que 60% des actes criminels sont du fait de réfugiés syriens, leur présence prive également les libanais de 5 heures d’électricité, ils privent les travailleurs locaux de nombreux travails en raison d’une main d’oeuvre meilleures marchés. Les taux de chômages sont ainsi passés à moins de 15% en 2011 à 46% de l’aveu même du Président de la République Libanaise. La liste de l’impact de la présence des réfugiés syriens au Liban même pourrait s’avérer encore plus longue.

Avec la pacification de nombreux territoires en Syrie désormais aux mains du régime de Damas, logiquement, s’articule un plan de retour de ces derniers dans leurs pays. La communauté internationale refuse de parler au régime de Bachar el Assad et pourtant paradoxalement prépare la reconstruction de la Syrie avec un discours double. Le Plan Cèdre ainsi présenté en soutien à l’économie libanaise prévoit la mise en place de différentes infrastructures qui n’ont d’utilité qu’avec un accès au marché syrien, comme la mise en place d’un chemin de fer reliant le port de Tripoli pour lequel les Chinois ont fait part d’un important intérêt d’ordre économique à la Syrie. On peut également citer « l’expérience libanaise » en terme de reconstruction après la guerre civile de 1975 à 1990, même si celle-ci peut être assez critiquable sur le plan de la gérance économique et la dette publique qui en a résulté. 

La population libanaise ne pourrait se montrer que satisfaite du retour d’une grande partie des réfugiés syriens vers leurs pays notamment en raison des menaces aux équilibres sectaires, communautaires mais surtout politiques que leurs présences menacent, un peu à l’exemple des risques désormais connus posés par la longue présence des réfugiés palestiniens au Liban et leurs rôles joués dans les conflits fratricides précédents.

Ces plans de retour sont actuellement proposés par des intermédiaires, dont la Russie, qui ont réussi à entretenir de bonnes relations avec le régime syrien qui est règne désormais en maître chez lui après avoir réussi à reprendre de vastes zones au cours des 2 dernières années.

Cependant, selon les autorités russes, sur la totalité des réfugiés syriens présents sur notre territoire, seuls 30 000 désireraient rester au Liban. On serait presque soulagé de constater que l’essentiel de ces derniers souhaiteraient y retourner mais il faudrait aussi lire attentivement entre les lignes. Il s’agirait de 30 000 réfugiés qui auraient pris « une part active » dans les combats contre le régime syrien, de l’aveu même des autorités russes qui oeuvrent à la promotion de ce projet, autrement dit essentiellement des personnes aguerries, rompues au combat, des combattants donc, un peu à l’image de ces 200 combattants palestiniens qu’on a généreusement hébergé en 1970 pour connaitre le pire ensuite. De ces 30 000 combattants, on ne sait pas grand chose, sont-ils ces fameux « combattants modérés » chers à nos dirigeants occidentaux ou ces militants salafistes appartenant à des organisations qui ont déjà combattu l’Armée Libanaise. Ces mêmes organisations ont déjà commis des actes terroristes au Liban même, avec l’occupation d’Aarsal en 2014 ou encore une série d’attentats visant des populations civiles comme celles du village chrétien de Qaa dans la Békaa ou celle de la banlieue Sud de Beyrouth, considérée comme le fief du Hezbollah.

Et cet accueil, évidemment, n’est pas dans notre intérêt supérieur. Notre générosité doit avoir des limites et ne doit faire nous faire également oublier nos interêts personnels, c’est-à-dire la sauvegarde de notre pays. Le prix de cette présence, nous le connaissons et en connaissons les conséquences. C’est de la totalité de cette présence comportant des risques inacceptables que nous nous devons d’évacuer du Liban. 

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1 COMMENTAIRE

  1. Nos archives semestrielle font le décompte des vues malintentionnées des syriens dans les moeurs.
    Un merci vaut, t es une garce.
    Un témoignage de remerciement vaut t’es une catin.
    Une atteinte à leur indignité vaut, vous nous extorquez.
    La dignité du travailleur syrien transgresse le regard de l’indignité avec une malignité aucunement sympathique,
    Et la jeune femme ou la jeune fille sympathique selon les lois des droits de l’homme est sans demi-mesure écrouée par le regard sale de ces hommes.
    Un être civilisé regarde toujours la dignité d’une jambe.
    En plus d’une situation inextricable, nous vivons dans les moeurs des comportements amers.

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