Lebanese International Finance Executives (LIFE) a publié un nouveau rapport, estimant que le Liban commence à manquer de temps pour appliquer les réformes économiques jugées indispensables face à la crise économique et un possible échec des négociations avec le FMI.

LIFE appelle donc toutes les parties prenantes, le gouvernement, le parlement, la Banque du Liban, l’Association des Banque du Liban et les partis politiques de la majorité et de l’opposition à se réunir pour la mise en place des réformes économiques, fiscales et monétaires jugées indispensables.

Il s’agit notamment de mener les réformes nécessaires pour réajuster le budget et réduire le déficit fiscal. Ces mesures, estiment les auteurs du rapport, doivent être immédiatement mises en oeuvre indépendamment des discussions avec le Fonds Monétaire International.

Par ailleurs, les négociations avec le FMI devrait aboutir puisque tout plan de stabilisation ou de sauvetage implique de larges injections monétaires dans le système financier local.
Le gouvernement et la BDL devraient ainsi accorder leurs violons concernant les pertes du secteur financier pour pouvoir discuter avec le FMI.

Les pertes financières du secteur financier pourraient être amoindries par l’accès à un programme du FMI. L’économie libanaise pourrait également bénéficier d’autres aides internationales une fois l’aide du FMI obtenue.

Ainsi, la réalité des pertes estimées par le plan de sauvetage du gouvernement sont “tristes mais réalistes”. La seule option, estime LIFE est de reconnaitre ces pertes, de les redistribuer de manière équitable et selon la loi via un plan de restructuration banque par banque.

Autre secteur, celui de l’électricité publique pour lequel LIFE note qu’un plan de réforme est essentiel pour améliorer les déficits publics et les comptes courants. La Banque Mondiale aurait présenté un plan qui semble être crédible, note l’ONG.

Le 5ème point concerne l’établissement officiel d’un contrôle des capitaux qui aurait dû être mis en place depuis longtemps. Les réserves monétaires de la Banque du Liban pourraient ainsi être préservées et aussi assurer que les déposants puissent récupérer une partie de leurs avoirs. Ce contrôle des capitaux doit protéger le Liban face à de possibles pénuries alimentaires, de médicaux ou d’autres produits essentiels tout en soutenant les secteurs productifs.

Enfin, LIFE estime que le Liban est entré dans une phase dangereuse, se trouvant au bord de l’implosion financière. Toute inaction supplémentaire pourrait amener à des conséquences catastrophiques et à long terme ainsi que détruire la cohésion sociale et nationale. Il s’agit donc de prendre les mesures immédiates pour permettre une stabilisation de la situation à laquelle le Liban est actuellement confronté.

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