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Au lendemain du centième anniversaire de la proclamation de l’État du Grand Liban et de la présence de nombreux hommes d’affaires et dirigeants d’entreprises françaises aux côtés du présent de la république française Emmanuel Macron, Sanofi et Sanofi Espoir Foundation ont annoncé par un communiqué renforcer encore leur assistance au Liban.

Suite à l’explosion tragique qui a touché Beyrouth, la fondation a indiqué sécuriser une donation supplémentaire qui inclut 1.6 tonnes de médicaments produits par Sanofi.

Cette aide est acheminée dans le cadre de l’opération “Un Navire humanitaire pour le Liban”, une campagne organisée par le groupe CMA-CGM.

Ses médicaments et produits médicaux sont déjà arrivés à Beyrouth à bord de l’Aknoul. Pour l’heure, ces produits seraient en train de débarquer. Hier, le président français Emmanuel Macron qui s’est rendu au port de Beyrouth et y superviser l’arrivée du navire et le début des opérations de déchargement en compagnie de Paul Hudson, Directeur général de Sanofi et de Rodolphe Saadé, président directeur général du Groupe CMA CGM. Parmi les médicaments destinés aux hôpitaux publics et privés beyrouthins figurent notamment des antibiotiques.

« Face à l’ampleur de cette catastrophe, Sanofi et sa Fondation Sanofi Espoir continuent à se mobiliser en faveur des patients beyrouthins », explique Valérie Faillat, Déléguée générale de la Fondation Sanofi Espoir. « Participer à cette opération humanitaire témoigne de notre solidarité avec les personnes touchées et de notre engagement continu en santé ».

Cette contribution fait suite à un premier don de 4 tonnes de médicaments et de vaccins acheminés le 7 août avec le soutien du ministère des Armées, et en collaboration avec le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, l’association Tulipe et UNICEF.

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190 personnes décédées et 6500 personnes blessées

Selon le dernier bilan actuel, le ministère de la santé indique que 192 personnes sont décédées, 9 personnes toujours portées disparues et plus de 6 500 personnes ont été blessées dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle, le 4 août 2020, de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

S’exprimant dans les colonnes du Washington Post dans son édition du 7 septembre, le Procureur de la République, le juge Ghassan Oweidat, a révélé qu’outre les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, du kérosène, du gazoil, 25 tonnes de feux d’artifices et détonateurs à usage pour les mines se trouvaient également présents dans ce même entrepôt.

La présence de ces produits aurait ainsi pu entretenir le feu et lui permettre d’atteindre les températures permettant l’explosion du nitrate d’ammonium, soulignent certains experts.

Les dégâts seraient estimés entre 10 milliards à 15 milliards de dollars.

L’enquête sur les responsables impliqués dans l’explosion

Pour l’heure, 25 personnes seraient actuellement détenues dans le cadre de l’enquête concernant cette explosion. Parmi eux, le directeur du port de Beyrouth, Hassan Koraytem, ainsi que le directeur des services de la douane libanaise Badri Daher, tous 2 mis en examen par le juge d’instruction Fadi Sawwan, en charge de l’enquête.

Au total, plusieurs responsables sécuritaires et du port de Beyrouth ont ainsi été arrêtés.

Certaines sources soulignent que les différents partis politiques libanais s’étaient partagés les revenus du port de Beyrouth , rendant difficile actuellement de connaitre les responsabilités de chacun dans cette explosion.

Plusieurs partis politiques, de la majorité comme de l’opposition, souhaiteraient également conclure de manière rapide l’enquête étant impliqués dans différents trafics qui ont lieu depuis ou vers le port de Beyrouth. Ils souhaiteraient ainsi éviter à ce qu’on puisse découvrir le degré d’implication de chacun et des violations sécuritaires nécessaires à la poursuite de ses trafics. 

Aussi, des responsables sécuritaires avaient prévenu les autorités politiques à plusieurs reprises au cours des dernières années, les autorités judiciaires n’ont pas décidé de la mise en oeuvre des mesures de transfert nécessaires de la cargaison.

Certaines sources proches du dossier soulignent également la responsabilité de plusieurs administrations dans le port de Beyrouth, d’autant que de hauts responsables étaient informés du danger posé par le stockage de manière inadéquate de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 2014.

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