À peine échappé du Japon pour venir se réfugier au Liban, pays dont il détient la nationalité et qui refuse l’extradition de ses ressortissants, l’affaire Carlos Ghosn pourrait également rebondir, avec le dépôt d’une plainte déposée par un groupe d’avocats libanais. Ces derniers lui reprochent d’être allé à plusieurs reprises en Israël, pays avec lequel le Liban est officiellement en guerre depuis 1948.

Les 3 avocats, Jad Tohme, Hassan Bazzi et Ali Abbas, ont ainsi déposé une plainte basée sur les informations de presse faisant état de la visite à plusieurs reprises de l’ex patron de l’alliance Renault Nissan en Israël. Il avait ainsi rencontré les anciens premiers ministre Ehud Olmert et Shimon Peres pour discuter avec eux de la conclusion d’un certain nombre de contrats commerciaux dont celui concernant la mise en place d’une unité de production de voitures électriques.

Cependant, la loi libanaise interdit l’entrée en Israël de ressortissants libanais, mais également d’effectuer des opérations financières ou commerciales. Ainsi, selon les avocats, 2 lois ont été violées, la loi concernant le code criminel de 1943, interdisant de communiquer avec des états ennemis ou encore la loi de boycott de l’état hébreu de 1955.

Pour rappel, Carlos Ghosn est arrivé au Liban le 30 décembre 2019, fuyant la justice japonaise. Tokyo avait procédé à son arrestation en novembre 2018. Il avait alors purgé 130 jours de prison avant d’obtenir le droit à être mis en résidence surveillée.

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