Faute de Qorum, la séance parlementaire de ce jeudi censée aborder la mise en accusation de trois députés poursuivis dans le cadre de l’enquête sur l’explosion du 4 août 2020, a été reportée. Trente- neuf députés ont pu se rendre au palais de l’UNESCO, en majorité du bloc parlementaire du Hezbollah et  de Amal.

Ce que les parents des victimes de l’explosion ont désigné par “la séance de la honte” parce qu’elle devrait contourner l’enquête en cours du juge Tarek Bitar afin de “protéger” les parlementaires accusés, a été finalement annulée, puisque sa tenue exigeait la présence de 59 députés.

Pour rappel, les anciens ministres des finances, Ali Hassan Khalil, des travaux publics Ghazi Zeaiter, deux proches du président de la chambre, et l’ancien ministre de l’intérieur, Nouhad Machnouk, proche de Saad Hariri, font l’objet d’une demande de levée de leurs immunités par le juge Tarek Bitar en charge de l’enquête. Il leur est reproché d’avoir été informé de la présence de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium parfois même depuis 2013 mais de n’avoir pris aucune décision pour éviter le drame qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés, le 4 août 2020.

Devant le palais de l’Unesco, des dizaines de manifestants s’étaient joints aux parents des victimes afin de crier leur rage face aux comportements illegaux selon eux des politiciens libanais, en soutien au juge Tarek Bitar. Différents avocats notent que le principe de l’immunité immunitaire ne s’exerce pas dans le cadre d’un tel dossier.

Durant la nuit, des proches des victimes ainsi que des journalistes ont été agressés par les gardes du corps de Nabih Berry à Ein el Tiné.

Pour rappel, parmi les principaux blocs, seuls les blocs parlementaires du Courant du Futur, à l’origine de la pétition visant à déférer le dossier de l’explosion du port de Beyrouth devant la haute cour de justice, du Hezbollah et du Mouvement Amal avaient indiqué participer à cette session.

Sur le banc des accusés, l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk a estimé que le manque de quorum signifie “l’abolition de la constitution”, accusant les parlementaires qui se sont abstenus de venir de boycotter non pas la session parlementaire mais la constitution elle même. Il a également indiqué être prêt à comparaitre devant le juge, “l’immunité n’étant pas mon choix mais celui du parlement”.

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