Criminalité en hausse : forte progression des homicides par arme à feu
Le ministère de l’Intérieur rapporte une hausse inquiétante de 17 % des homicides par arme à feu entre janvier et mai 2025. Cette augmentation touche principalement les régions périphériques, où les violences interpersonnelles se multiplient. Le manque de présence sécuritaire, la prolifération des armes illégales et l’effondrement des services publics aggravent la situation. Les forces de sécurité tentent de réagir, mais les réponses structurelles se font encore attendre.
FMI : frustration croissante face au blocage des réformes au Liban
Le Liban fait face à l’impasse dans ses discussions avec le Fonds monétaire international. Malgré des engagements réformateurs, aucune loi n’a été adoptée, suscitant la frustration croissante du FMI. Une mission est prévue à Washington, mais les blocages parlementaires, notamment sous l’influence de l’Association des Banques du Liban, freinent tout progrès. Sans avancées législatives claires, le financement structurel reste hors de portée.
Retour forcé à la livre libanaise : résistance des milieux bancaires et fabrication de...
Alors que le Liban tente de réintroduire la livre dans l’économie, les banques multiplient les obstacles pour éviter de reconnaître leurs pertes massives liées à la conversion des dépôts en dollars. Le refus d’adopter la parité réelle du marché protège leur solvabilité apparente. Cette résistance, appuyée par des campagnes médiatiques influencées, façonne une opinion hostile à toute réforme monétaire. La dédollarisation devient l’enjeu d’un bras de fer entre intérêts financiers et exigences de souveraineté économique.
L’école privée hors d’atteinte : la flambée des frais de scolarité et l’effondrement éducatif...
Les frais de scolarité dans les écoles privées libanaises ont bondi de 50 %, excluant une large partie des classes moyennes et populaires du système éducatif formel. Face à cette hausse, les familles peinent à maintenir la scolarisation de leurs enfants. L’État, absent, ne propose aucun mécanisme de régulation ni aide directe. Le système scolaire se fragmente, avec un enseignement privé devenu inaccessible, un public à bout de souffle, et un accès à l’éducation de plus en plus inégalitaire.
Haïfa sous missiles, Beyrouth sous pression logistique
La paralysie partielle du terminal israélien de Haïfa déclenche une surprime maritime de 400 USD par conteneur et dévie les routes pétrolières via Port-Saïd. Beyrouth, dépendante du transbordement régional, voit ses coûts grimper : blé, carburant, pièces détachées, tout s’alourdit tandis que la livre fléchit. Tripoli n’est pas assez profond, Limassol sature et le dragage d’urgence reste théorique. Le risque logistique se traduit en hausse du pain, du diesel et en ponction accélérée des réserves en devises.
Inflation galopante et effondrement monétaire : une spirale hors de contrôle
L’inflation au Liban a atteint des sommets inédits, avec des prix multipliés jusqu’à 260 depuis 2019 et une dévaluation de la livre libanaise de plus de 58 fois face au dollar. L’effondrement du pouvoir d’achat touche tous les secteurs essentiels, de l’alimentation à l’énergie. En cause : des politiques monétaires incohérentes, une absence de réformes structurelles et l’incapacité de l’État à enrayer la spirale économique. Le pays glisse vers une précarité généralisée.
Crise énergétique imminente : l’arrêt des flux régionaux fragilise l’approvisionnement libanais
L’arrêt des champs gaziers israéliens entraîne une rupture des exportations vers l’Égypte, perturbant tout l’approvisionnement régional. Le Liban, indirectement dépendant, fait face à une baisse imminente de production électrique. Les générateurs privés deviennent essentiels mais ruineux, aggravant les inégalités. Les hôpitaux, les réseaux d’eau et les entreprises sont en tension. Cette crise énergétique révèle les failles structurelles du pays et expose une population déjà fragilisée à un nouveau choc aux conséquences sociales majeures.
Importations en péril : le risque systémique pour l’économie libanaise en cas de guerre...
La guerre entre Israël et l’Iran compromet les routes commerciales vitales pour le Liban. Dépendant des importations pour ses produits essentiels, le pays fait face à des hausses de prix, des ruptures de stocks, des ralentissements de production et une pression monétaire intense. Le secteur énergétique, les PME et les importateurs sont les plus exposés, tandis que les consommateurs redoutent une nouvelle vague de pénuries. L’économie libanaise, fragilisée, vacille à chaque tension régionale prolongée.
Le dollar à 89 500 livres : chronique d’une dévaluation annoncée
Le taux du dollar dépasse les 89 000 livres au Liban en juin 2025, aggravant la crise monétaire. La Banque du Liban laisse flotter le taux de change tandis que les salaires stagnent et que les paiements en dollars s’imposent dans tous les secteurs. La dévaluation appauvrit la population, renforce la dollarisation et accentue les inégalités sociales. Face à l’inaction de l’État, la défiance s’installe durablement dans l’économie et les comportements financiers.
Flambée des prix du pétrole après les frappes israéliennes contre l’Iran : une crise...
Les frappes israéliennes du 13 juillet 2025 contre l’Iran ont fait bondir les prix du pétrole de 10 %, le Brent atteignant 76,40 dollars. Les craintes d’une perturbation des exportations iraniennes, combinées à la menace d’un blocage du détroit d’Ormuz, alimentent la panique. Malgré l’absence de dommages aux raffineries, la riposte iranienne et les sanctions américaines risquent d’aggraver la crise, menaçant l’économie mondiale d’une flambée énergétique.
Le poids insoutenable des générateurs : quand la crise énergétique étrangle les ménages libanais
L'explosion des tarifs des générateurs au Liban aggrave la précarité énergétique de millions de ménages. Les factures, en hausse de plus de 100 %, dépassent les capacités des foyers déjà affaiblis. Le secteur privé, non régulé, impose ses tarifs sans contrôle, tandis que l'État reste inactif. Les inégalités se creusent entre quartiers connectés et zones délaissées. Face à l’effondrement d’Électricité du Liban, les Libanais survivent dans un noir de plus en plus pesant.
Le bilan consolidé des banques d’investissement au Liban atteint 3,74 milliards de dollars à...
Le bilan des banques d’investissement au Liban s’élève à 3,74 milliards de dollars fin mars 2025, selon la Banque du Liban. Une stabilité en apparence, qui masque une inactivité profonde du secteur. Sans activité de financement structurée, sans gouvernance transparente, et avec des actifs parfois surestimés, ces institutions subsistent hors du marché. Leur poids dans l’économie reste marginal, et plusieurs acteurs appellent à leur restructuration ou fusion avec des entités bancaires actives.
Le Liban chute à la 127e place mondiale pour la liberté du travail selon...
Le Liban se classe à la 127e place mondiale en matière de liberté du travail selon l’Index 2025 de la Heritage Foundation, avec un score de 35,3 sur 100. Ce niveau, très inférieur à la moyenne régionale, reflète un droit du travail obsolète et un marché peu flexible. La rigidité réglementaire et l’absence de réformes institutionnelles pèsent sur la productivité et l’emploi formel. Le FMI recommande des changements structurels pour inverser cette dynamique.
Secteur privé à bout de souffle : entre faillites silencieuses et absence de crédit
Faute d’accès au crédit et de soutien public, le secteur privé libanais s’enfonce dans la crise. Petits commerces, ateliers, PME ferment ou se replient dans l’informel. Al Akhbar recense une vague de faillites silencieuses, tandis que les prêts internationaux restent suspendus en l’absence de réformes. Dans ce contexte, le tissu économique se fracture, la précarité monte, et l’économie de survie devient la norme. Une dynamique inquiétante qui rend toute reprise durable de plus en plus hypothétique.




















