Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...
La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en...
Les transferts de fonds vers le Liban ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 % sur un an. Ce flux, qui représente près de 30 % du PIB, est vital pour l’économie. Il soutient la consommation, compense la faiblesse des exportations et stabilise temporairement la monnaie. Mais sa bancarisation reste limitée, et son effet macroéconomique faible. Sans réformes, cette manne pourrait se tarir, aggravant la fragilité structurelle du pays.
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, stimulé par la...
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, porté par une vague d’achats spéculatifs de fonds vautours. Ces investisseurs étrangers contrôlent près de la moitié des titres, alors que le Liban reste sans plan de restructuration officiel. La valorisation du marché secondaire masque une situation de défaut non résolu, exposant les banques et les finances publiques à de lourds risques juridiques et financiers dans les mois à venir.
Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions...
Le financement des importations au Liban s’est effondré en début 2025, avec une chute de 86 % des crédits documentaires ouverts à seulement 6,7 millions USD sur deux mois. Les crédits utilisés suivent la même tendance, tout comme les effets à encaisser. Cette situation reflète la paralysie croissante des circuits bancaires traditionnels et accentue la dépendance aux paiements en cash et aux devises informelles, menaçant l’approvisionnement des secteurs clés de l’économie.
Le Liban se classe 148e sur 180 dans l’indice de liberté commerciale 2025, loin...
Le rapport 2025 de la Heritage Foundation, publié en mars, positionne le Liban au 148e rang mondial sur 180 pays en matière de liberté économique, avec une note particulièrement basse dans le pilier dédié à la liberté commerciale. Enregistrant un score de 61,7/100, le Liban affiche une performance bien inférieure à la moyenne régionale de la zone MENA, estimée à 70,3, et nettement en recul par rapport à son propre score de 65,2 en 2024.
Les recettes douanières du Liban atteignent un record de 196,3 millions USD au T1...
Les recettes douanières du Liban ont atteint 17 569,2 milliards LBP au T1 2025, soit 196,3 millions USD, en hausse de 163,6 % par rapport à 2024. Cette progression historique s'explique par l’unification du taux de change à 89 500 LBP/USD. La TVA à l’importation constitue plus de 60 % des recettes. Bien qu’encourageant, ce rebond reste en grande partie nominal, sans réelle reprise des volumes d’importation, et soulève des questions sur la durabilité du modèle fiscal.
Le déficit commercial du Liban s’élargit de 13 % pour atteindre 5,1 milliards USD...
Le Liban a enregistré un déficit commercial de 5,1 milliards USD au premier quadrimestre 2025, en hausse de 13 % sur un an. Les importations ont progressé de 14 % à 6,22 milliards USD, tandis que les exportations ont augmenté de 18 % à 1,16 milliard USD. Le taux de couverture reste faible, à 18,7 %. Les importations non pétrolières dominent, et la Chine reste le principal fournisseur. Les réformes restent urgentes pour inverser la tendance.
Le Liban recule au 102e rang mondial de l’Indice de développement humain 2023, en...
Le Liban se classe 102e sur 193 pays à l’Indice de développement humain 2023, selon le PNUD, avec un score de 0,707. Il occupe la 12e position dans la région MENA, loin derrière les pays du Golfe. Ce classement reflète un recul marqué du revenu et de l’efficacité éducative, malgré une espérance de vie encore élevée. La détérioration des indicateurs sociaux pourrait rapidement sortir le Liban du groupe des pays à développement humain élevé.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...
En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Lufthansa a repris ses vols pour Beyrouth le 2 juin 2025, et Swiss devrait suivre le 10 juin
Lufthansa a repris ses vols vers Beyrouth, Swiss suivra le 10 juin. Face à la polémique sur les tarifs élevés de MEA, l’arrivée de low-cost comme Wizz Air Abu Dhabi et Air Arabia pourrait faire baisser les prix, redynamisant le tourisme et les liens avec la diaspora libanaise.
Crise bancaire au Liban : vers une restructuration différenciée sans transparence
Le Liban introduit une classification bancaire (Alpha, Beta, Gamma) sans cadre public clair, alimentant l’inquiétude sur une restructuration opaque. L’inaction du gouverneur de la Banque centrale et les liens d’intérêts entre politique et banques suscitent de vives critiques. Dans un contexte de pertes massives, d’absence de loi bancaire, et de méfiance populaire, cette segmentation apparaît comme une tentative d’éviter les réformes structurelles exigées depuis le début de la crise.
6,3 % en un mois : l’explosion des prix alimentaires précarise les ménages libanais
Le mois de mai 2025 a vu une hausse record de 6,3 % des prix à la consommation au Liban, tirée principalement par l’augmentation des denrées alimentaires importées. Le prix du pain a bondi de 12 %, et les familles consacrent désormais plus de 60 % de leur budget à se nourrir. Une situation d'urgence sociale marquée par une dépendance accrue aux distributions alimentaires et par des habitudes de consommation bouleversées.
Liban : blocage des investissements et infrastructures en déliquescence
Le Liban voit ses projets d’investissement suspendus ou abandonnés face à une administration paralysée par l’instabilité juridique et la lenteur bureaucratique. Les infrastructures essentielles, comme les réseaux d’eau, pâtissent d’un manque criant d’entretien. Le recours aux partenariats public-privé, pourtant envisagé comme solution, est bloqué par l’opacité des marchés et l’absence d’un cadre contractuel fiable.
Déficit public libanais : entre blocage fiscal et pari risqué sur la collecte
Le Liban fait face à un déficit budgétaire record, représentant 33 % du PIB. Privé de nouvelles ressources fiscales et d’un appui international suspendu, le gouvernement mise sur une amélioration hypothétique de la collecte pour stabiliser ses finances. Cette stratégie, perçue comme un pari risqué, révèle l’ampleur des blocages politiques et administratifs. Les perspectives d’un redressement durable s’éloignent sans refondation du pacte fiscal et engagement institutionnel fort.



















