Nouvelle contraction des dépôts bancaires résidents au Liban : tensions sur la liquidité et...
La semaine du 8 mai 2025 a vu une contraction brutale des dépôts bancaires résidents au Liban, de plus de 17 000 milliards LL. Les retraits massifs en devises et en livres traduisent une défiance persistante envers le secteur bancaire. Ce phénomène alimente une baisse de l’agrégat M4 et un renchérissement du taux interbancaire à 100 %, dans un climat de liquidité extrêmement tendu. Les banques libanaises restent piégées dans une spirale de survie.
Le Liban mise sur l’Irak pour sécuriser son approvisionnement énergétique via une nouvelle extension...
Le Liban prévoit de prolonger son accord avec l’Irak pour l’importation de fuel, essentiel à la production minimale d’électricité. En échange de services médicaux et techniques, Beyrouth reçoit du fuel raffiné permettant à Électricité du Liban de maintenir entre 15 et 20 % du réseau. Cette solution temporaire, indispensable mais précaire, souligne l’absence de réforme énergétique structurelle. Les négociations en cours visent à doubler les volumes et sécuriser les approvisionnements sur deux ans.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...
Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
Le Liban classé au 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété, confirmant...
Le Liban figure dans le 17,6e percentile mondial en matière de droits de propriété selon la Heritage Foundation, confirmant la dégradation institutionnelle du pays. Le manque de cadastre, l’inexécution des contrats et l’absence de justice opérationnelle empêchent toute sécurité foncière. Ce classement reflète l’échec structurel d’un État incapable de protéger les actifs publics et privés, freinant l’investissement, bloquant l’urbanisme et paralysant la gestion du territoire.
Le Liban classé 77e mondial pour son écosystème de startups : un classement flatteur...
Une amélioration apparente dans l’indice mondial de l’entrepreneuriat, sans réformes de fond ni cadre opérationnel stable
Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
L’Union européenne débloque 8 millions d’euros pour la stabilisation post-conflit au Liban, un financement...
L’Union européenne a débloqué 8 millions d’euros pour soutenir la stabilisation post-conflit au Liban, principalement dans le Sud. Cette aide, allouée via des ONG et agences, reste marginale face aux besoins de reconstruction estimés à 600 millions USD. En contournant l’État libanais, l’UE privilégie une logique de gestion de crise à court terme plutôt qu’un soutien structurel, alimentant la fragmentation du territoire et l’émergence d’une gouvernance par projets.
Le Liban lance un programme de réhabilitation routière et de ponts avec l’appui de...
Le ministère des Travaux publics du Liban a lancé un programme de 96 millions USD visant à réhabiliter routes et ponts dans les zones critiques du pays. Financé partiellement par la Banque mondiale et l’Union européenne, ce projet vise 20 segments prioritaires et se déploiera en deux phases à partir de juillet 2025. Malgré son potentiel économique, le programme soulève des inquiétudes sur la transparence des appels d’offres et la gouvernance du secteur.
La note souveraine du Liban maintenue à « C » par Moody’s : un signal d’échec...
En avril 2025, Moody’s a maintenu la note souveraine du Liban à “C”, son plus bas niveau, avec une perspective stable. Cette notation confirme l’enlisement total de la restructuration de la dette libanaise, suspendue depuis 2020 sans négociation ni stratégie formelle. L’État reste insolvable, exclu des marchés internationaux, sans gouvernance budgétaire ni capacité à mobiliser ses actifs. Cette situation compromet durablement toute reprise financière ou retour à la solvabilité.
Investissements arabes au Liban : un retour prudent sous condition de réforme
Le retour des financements du Fonds arabe pour le développement marque un tournant économique pour le Liban. Un montant initial de 68 millions de dollars est alloué aux secteurs prioritaires : santé, eau, éducation. Parallèlement, la Banque islamique de développement envisage de cofinancer des centrales solaires dans la Békaa. Ces projets, soumis à des audits rigoureux, traduisent une reprise conditionnée de la coopération arabe, portée par une exigence de transparence et d’efficacité locale.
Malgré la dollarisation, l’inflation au Liban reste à deux chiffres en avril 2025
En avril 2025, l’indice des prix à la consommation a progressé de 13 % au Liban, malgré la stabilisation du taux de change autour de 89 500 LBP/USD. Les postes les plus affectés sont l’éducation, les loyers et la santé, avec des hausses supérieures à 120 %. Cette inflation persistante, malgré la dollarisation quasi complète de l’économie, montre les limites d’un ajustement nominal sans régulation des marchés ni protection du pouvoir d’achat.
Tourisme libanais : regain de fréquentation mais dynamique encore fragile
Le tourisme libanais montre des signes de reprise en mai 2025, portés par le retour progressif des expatriés et une fréquentation hôtelière en hausse. Toutefois, des freins structurels persistent : insécurité perçue, prix élevés, infrastructures vieillissantes. Le Plan national du tourisme 2025–2030, encore à l’étude, tarde à se concrétiser. Entre espoir de redémarrage et lenteur institutionnelle, le Liban cherche à stabiliser un secteur clé dans sa relance économique.
L’agriculture, levier discret de résilience économique et sociale au Liban
Face à la crise, l’agriculture libanaise connaît un regain dans le Sud du pays, où les surfaces cultivées augmentent. Les coopératives rurales, soutenues par des ONG et des donateurs, relancent la production d’oliviers, de blé, de tabac et de fromages artisanaux. Des accords municipaux visent à stabiliser les prix des produits de base, tandis que l’emploi local se renforce. Cette dynamique contribue à limiter l’exode rural et poser les bases d’une autonomie alimentaire.
Classements internationaux 2025 : comment le Liban est perçu à l’extérieur à travers les...
En 2025, le Liban est perçu comme instable, à faible gouvernance, avec un potentiel humain sous-exploité. Il se classe 42e sur 50 dans l’indice logistique Agility, 154e pour la corruption et reste exclu des classements Doing Business et GCI. Ces indices affectent directement la perception du pays par les investisseurs, les agences de notation et les bailleurs. L’image projetée est celle d’un État en déclin institutionnel malgré des ressources humaines de qualité.




















