Le Liban plongé dans le viseur de l’UE : La liste noire du blanchiment d’argent change la donne
Le Liban a été inscrit le 10 juin 2025 sur la liste noire de l’UE pour blanchiment d’argent et financement du terrorisme, aggravant sa crise économique. Cette décision impose une vigilance renforcée aux institutions européennes, menace le secteur bancaire et complique les transferts de la diaspora. Les négociations avec le FMI et les réformes financières sont entravées, tandis que la fragilité politique et régionale accentue les défis. Le Liban risque un isolement financier accru.
BDL : affrontement institutionnel sur les nominations entre Aoun, Salam et BerriBlocage au Conseil...
La lutte pour les nominations à la Banque du Liban révèle une confrontation politique intense entre Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri. Les désaccords portent sur les vice-gouverneurs et les équilibres communautaires, bloquant la gouvernance monétaire à un moment critique. Le maintien ou le remplacement de figures comme Wassim Mansouri polarise les institutions, tandis que les partenaires internationaux appellent à une solution rapide pour stabiliser l’économie.
Liste noire de l’UE : les banques Libanaises de nouveau accusées d’opacité financière
Le Liban a été ajouté à la liste noire de l’Union européenne pour blanchiment d’argent, aux côtés de dix autres pays. Cette décision souligne l’échec des réformes financières promises depuis 2019. Elle aura des conséquences directes sur les banques, les entreprises et la réputation du pays à l’international. Tandis que d’autres pays sont sortis de cette liste grâce à leurs efforts, le Liban semble s’enfoncer dans l’inaction et le discrédit.
Les réserves de change de la Banque du Liban atteignent 11,1 milliards de dollars...
La Banque du Liban a annoncé que ses réserves de change liquides ont atteint 11,1 milliards de dollars à fin mai 2025, en hausse de 974,6 millions depuis janvier. La valorisation des réserves d’or dépasse les 30 milliards USD. Cette progression s’inscrit dans une stratégie de reconstitution des actifs extérieurs de l’institution centrale dans un contexte de crise prolongée, de dollarisation massive et de restructuration bancaire progressive.
Le Liban classé 60e mondial pour la taille de son économie informelle, représentant 20...
Le Liban se classe à la 60e place mondiale pour la taille de son économie informelle, qui représente 20 % du PIB selon l’index Friedrich Schneider. Cela équivaut à 3,32 milliards USD de production parallèle échappant à l’impôt. La dollarisation et l’effondrement fiscal accentuent cette informalité croissante. La Banque mondiale recommande des réformes pour intégrer ce secteur, essentiel pour rétablir une base fiscale viable et une gouvernance économique fonctionnelle.
Les recettes du tourisme au Liban tombent à leur plus bas niveau depuis 2021,...
Les recettes touristiques du Liban ont chuté de 16,3 % en 2024 pour atteindre 4,65 milliards USD, selon les données officielles de la Banque du Liban. Cette baisse marque leur plus faible niveau depuis 2021 et s'accompagne d'une forte diminution du solde net du tourisme. Le recul affecte directement les équilibres macroéconomiques du pays et met en évidence l'absence d'une politique de soutien efficace pour ce secteur stratégique.
Banques contre gouvernement : la menace des établissements bancaire de quitter le Liban
Face à la menace d’une décote sur les dépôts, les banques libanaises se tournent vers l’étranger. À Dubaï, Chypre ou Luxembourg, elles redéploient discrètement leurs activités, révélant un contrôle informel et asymétrique des capitaux. Cette fuite programmée échappe à toute régulation de l’État, accentuant les inégalités d’accès aux services bancaires. En l’absence de transparence ou de cadre juridique, c’est toute la souveraineté économique du Liban qui se délite au profit d’intérêts transnationaux.
Opacité persistante : les banques libanaises refusent de publier leurs bilans consolidés
Depuis plusieurs années, les principales banques libanaises s’opposent systématiquement à la publication de leurs bilans consolidés, malgré les injonctions répétées de la Banque du Liban, du ministère des Finances et des institutions internationales. Cette absence de transparence empêche toute avancée sérieuse vers la restructuration du secteur bancaire, pourtant identifiée comme une condition sine qua non du redressement économique du Liban par le Fonds monétaire international.
L’état incapable d’assumer ses promesses d’augmenter les salaires des fonctionnaires
Le Liban traverse une crise économique majeure aggravée par une politique fiscale d’urgence mise en place par le gouvernement de Nawaf Salam. Face à l’incapacité de financer les salaires publics, l’État augmente taxes et TVA, touchant les ménages déjà fragilisés. La dévaluation massive de la livre et l’absence de réformes structurelles accentuent les inégalités sociales, mettant en péril la stabilité institutionnelle, notamment à travers la colère croissante des militaires retraités et des fonctionnaires.
Chute des recettes, explosion des dépenses : le déficit libanais dépasse 11 % au...
Le déficit budgétaire du Liban a atteint 11,2 % au premier trimestre 2025, selon un rapport interne du ministère des Finances. En cause : la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses énergétiques et l’absence de réformes. Ce niveau dépasse largement les engagements pris avec le FMI, menaçant le versement d’une nouvelle tranche d’aides. Le gouvernement est sous pression pour adopter des lois fiscales et rétablir la transparence budgétaire.
BDL et ministère de l’Économie : tensions ouvertes sur le contrôle des devises
La Banque du Liban et le ministère de l’Économie sont en désaccord croissant sur le contrôle des devises et la gestion des liquidités. Le gouverneur par intérim met en garde contre des risques systémiques, dénonçant l’absence de base légale à certaines décisions. Le ministère réclame plus de flexibilité pour les transferts, tandis que la BDL refuse toute libéralisation sans garanties. Cette tension institutionnelle pèse sur les négociations économiques en cours et sur la confiance monétaire.
Tourisme : coup d’arrêt brutal au démarrage saisonnier
Le secteur touristique libanais connaît un début de saison estivale morose. Hôtels, agences et prestataires font état d’un net recul des réservations, particulièrement dans les régions côtières et rurales. Les professionnels s’alarment d’une baisse de la demande liée à la conjoncture sécuritaire et économique. Malgré les alertes des syndicats, aucune stratégie nationale de relance n’a encore été déployée, laissant les acteurs du secteur face à une incertitude croissante.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Tensions régionales : l’économie libanaise au bord de l’asphyxie
Les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin aggravent la crise économique au Liban. Blocages logistiques, risque d’inflation, paralysie des services publics et absence de plan de résilience plongent le pays dans une incertitude économique aiguë. Faute de médiation régionale et de soutien international, l’économie libanaise vacille au bord de l’asphyxie.




















