Le Liban cher pour les touristes
Le Liban est confronté à une crise tarifaire dans le secteur touristique. Des prix élevés dans les billets d’avion, la restauration et les hôtels dissuadent les expatriés et les touristes. Sans contrôle du ministère du Tourisme, la saison estivale risque l’échec. Comparé à d'autres pays méditerranéens, le Liban souffre d’un manque de qualité de service et d'infrastructures, ce qui nuit à son attractivité et pourrait priver l’économie de rentrées vitales.
Explosion des prix au Liban : les produits de base deviennent inaccessibles
Les prix des produits de base atteignent des sommets au Liban en juin 2025. Le pain, le riz, l’huile, et même les légumes deviennent inaccessibles pour de nombreux foyers. L’inflation record, combinée à la volatilité du dollar et à l’effondrement de l’État, plonge des millions de Libanais dans une détresse alimentaire. Face à l’inaction politique, des formes d’entraide locale émergent, mais elles restent insuffisantes pour enrayer cette crise de subsistance.
Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Prélèvements, injustices et propagande : comment la fiscalité libanaise pénalise les plus vulnérables
Le système fiscal libanais repose sur des impôts indirects qui pénalisent les plus vulnérables, tandis que les élites économiques échappent largement à la contribution commune. Faute de services publics efficaces, la population paie sans contrepartie. La parole médiatique, influencée par les banques, façonne un discours qui bloque toute réforme équitable. La perception de l’impôt comme injustice alimente le rejet, la fraude et la fragmentation sociale, révélant une rupture profonde du contrat fiscal.
Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise
La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.
Tarification sauvage : comment les hausses de prix étranglent les ménages libanais
La hausse incontrôlée des prix au Liban en juin 2025 frappe durement les ménages. L’inflation galopante, l’absence de régulation et la spéculation sur les biens essentiels mettent à mal le quotidien. Entre stockage illégal, absence de contrôle public et tarification en devises, la population s’enfonce dans la précarité. Cette spirale témoigne d’un effondrement systémique où l’État semble impuissant face à la loi du marché.
Réforme bancaire, rigueur budgétaire et soutien extérieur : ce que le FMI attend vraiment...
Le FMI exige du Liban une réforme complète de son secteur bancaire, un cadre budgétaire rigoureux pour 2026, et des engagements clairs sur la gouvernance. La restructuration de la dette, la consolidation des recettes fiscales et la transparence institutionnelle sont indispensables pour débloquer un soutien international. La mission du FMI réaffirme que la stabilité économique passe par des décisions structurelles urgentes et une coopération renforcée entre autorités locales et partenaires internationaux.
Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en devises au Liban ont atteint 88 milliards USD malgré la poursuite du règlement des lollars. En parallèle, les dépôts en livres progressent à 870 millions USD. La dollarisation reste extrême et les fonds propres poursuivent leur recul. Toutefois, la liquidité en devises s’améliore à 5,7 milliards USD et les euro-obligations bancaires atteignent 2,3 milliards USD. La balance des paiements affiche un excédent réel de 1,2 milliard USD.
La confiance des Libanais envers leur système bancaire s’effondre à 7 %, selon Arab...
Selon le rapport 2024 d'Arab Barometer, la confiance des Libanais envers leur système bancaire est au plus bas, avec seulement 7 % exprimant une confiance élevée ou très élevée. Cette défiance s'étend à d'autres institutions, telles que le gouvernement et le système judiciaire. La crise économique persistante, l'opacité des institutions financières et la perception généralisée de la corruption alimentent cette méfiance, compromettant l'inclusion financière et la stabilité économique du pays.
Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...
La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en...
Les transferts de fonds vers le Liban ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 % sur un an. Ce flux, qui représente près de 30 % du PIB, est vital pour l’économie. Il soutient la consommation, compense la faiblesse des exportations et stabilise temporairement la monnaie. Mais sa bancarisation reste limitée, et son effet macroéconomique faible. Sans réformes, cette manne pourrait se tarir, aggravant la fragilité structurelle du pays.
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, stimulé par la...
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, porté par une vague d’achats spéculatifs de fonds vautours. Ces investisseurs étrangers contrôlent près de la moitié des titres, alors que le Liban reste sans plan de restructuration officiel. La valorisation du marché secondaire masque une situation de défaut non résolu, exposant les banques et les finances publiques à de lourds risques juridiques et financiers dans les mois à venir.
Les crédits documentaires pour les importations chutent de 86 % à seulement 6,7 millions...
Le financement des importations au Liban s’est effondré en début 2025, avec une chute de 86 % des crédits documentaires ouverts à seulement 6,7 millions USD sur deux mois. Les crédits utilisés suivent la même tendance, tout comme les effets à encaisser. Cette situation reflète la paralysie croissante des circuits bancaires traditionnels et accentue la dépendance aux paiements en cash et aux devises informelles, menaçant l’approvisionnement des secteurs clés de l’économie.
Le Liban se classe 148e sur 180 dans l’indice de liberté commerciale 2025, loin...
Le rapport 2025 de la Heritage Foundation, publié en mars, positionne le Liban au 148e rang mondial sur 180 pays en matière de liberté économique, avec une note particulièrement basse dans le pilier dédié à la liberté commerciale. Enregistrant un score de 61,7/100, le Liban affiche une performance bien inférieure à la moyenne régionale de la zone MENA, estimée à 70,3, et nettement en recul par rapport à son propre score de 65,2 en 2024.



















